EDITORIAL
Je suis certain, vu vos messages, que vous attendiez avec impatience le programme de cette nouvelle saison, la 44e déjà. Celle-ci ne comptera pas moins de 44 spectacles.
Nous la commencerons, comme c’est devenu une tradition, par la comédie musicale de l’été au Karreveld, Kinky Boots dont les paroles et musiques sont signées Cyndi Lauper.
Nous retournerons au Théâtre de la Valette à Ittre pour y découvrir une pièce sur l’artiste belge Marthe Donas, injustement oubliée et dont nous pourrons visiter le musée qui lui est dédié. Nous retournerons dans la salle Lumen, chaussée de Boondael, pour y découvrir la dernière pièce d’Hippolyte Wouters (Le Kid) et le sublime récit d’un combat par la musique (Second souffle) et au Centre Communautaire Laïc juif, rue de l’Hôtel des Monnaies à Saint-Gilles pour une pièce dramatique pleine de suspense (Fausse note).
Plusieurs spectacles vous sont proposés en avant-première dans les salles du Public, mais aussi plusieurs spectacles à Wolubilis, de la danse (Dreamers), du cirque (Moya) et du théâtre dont un accueil du théâtre du Parc (Le Mariage de Figaro), un duel historique passionnant (Rexit) et Art la pièce de Yasmina Rezza, devenue culte, avec François Morel, 4 nominations au Molières 2026.
Avec Ultimissimo, la « Framboise Frivole » fêtera ses 35 ans, au C.C. d’Auderghem, que je propose de voir ou de revoir, mais aussi une comédie musicale sur Edith Cavell, reprise au Whalll début de l’année prochaine.
La Fête, et Le Silence du chœur, deux magnifiques spectacles au Théâtre National cette saison, et pas moins de 3 pièces au Théâtre des Galeries, dont l'adaptation par une troupe belge du Molière 2024 de la meilleure comédie et du meilleur auteur francophone (C’est pas facile d’être heureux quand on va mal) et (Les Marchands d’étoiles ) 4 nominations aux Molières 2025 dont celle du meilleur auteur.
Je vous propose aussi cette saison, deux brillantes comédies de la Comédie de Bruxelles : Les Grands Ducs » et « Joyeuses Pâques », « Conseil de famille » au T.T.O. et deux succès parisiens au Cirque royal, « Potiche » avec Clémentine Célarié, et « L’Expérience théâtrale » de Laurent Ruquier avec François Berléand et Max Boublil.
Des pièces plus profondes avec Les Justes d’Albert Camus, « Réparer les vivants », et Article 353 du code pénal sur l’intime conviction » et La Promesse de l’aube d’après le roman de Romain Gary, au Centre culturel d’Uccle mais aussi au même endroit, des « Seuls en scène » avec Réparer les vivants (Molière 2017 du seul en scène), Michael Hirsch (Y’a de la joie) plébiscité par Plurithéâtre à Avignon l’année dernière, et « La vie révée » de et avec Kelly Rivière (An Irish Story).
Je vous laisse découvrir encore ce que nous avons sélectionné cette saison au Théâtre de Poche, au Théâtre 140, au Théâtre du Parc, au Théâtre des Tanneurs, au Théâtre des Martyrs, au Rideau de Bruxelles, aux Riches Claires, au CCLJ et à La comédie Claude Volter pour la fin d’année (La Souricière d’Agatha Christie).
Je vous souhaite bonne lecture de notre programme, n’hésitez pas à en parler autour de vous, et soyez nombreux à nous rejoindre pour cette 44e saison que j’ai pris beaucoup de plaisir à vous préparer.
Pierre Winand
Plurithéâtre
Kinky Boots est un musical pop, joyeux et résolument feel-good, qui célèbre la différence, la solidarité et l’audace d’être soi-même. Inspiré d’une histoire vraie, le spectacle mêle énergie flamboyante, humour et émotion, porté par une musique explosive signée Cyndi Lauper.
À la mort de son père, Charlie Price hérite d’une usine de chaussures anglaise au bord de la faillite. Une rencontre inattendue avec Lola, artiste drag charismatique, va tout changer et lui permettre de sauver l’entreprise. Ensemble, ils décident de fabriquer des bottes extravagantes destinées aux performeurs en talons hauts… les fameuses kinky boots.
Alternant numéros pop irrésistibles, ballades sincères et scènes collectives spectaculaires, Kinky Boots est un hymne à la tolérance et à la bienveillance, qui vous fera rire et vous donnera une irrésistible envie de danser.
«On observe toujours les gens qui s’aiment.»
Une rencontre (comme une autre), c’est avant tout une histoire d’amour, une rencontre provoquée et assumée. Un désir délicieux et irrépressible. Une prise de risque.
Elle a 52 ans. Lui 28. Et au fond, quelle importance.
Mais à leur bulle se frotte le monde et sa fâcheuse tendance à préférer les voies toutes tracées. La désapprobation de l’entourage nous parvient alors par la voix d’un frère, d’une mère, d’une épouse, d’un ami psychologue, ou encore d’un ex-mari.
L’auteur est joueur et choisit de faire incarner tous ces personnages par les deux comédiens, nous faisant ainsi virevolter d’une situation à une autre en un claquement de doigts.
Dominique et Marco se laisseront-ils engloutir par la prévision de leur échec apparemment inévitable ou trouveront-ils la force de déjouer les pronostics ?
Cette pièce nous plonge au cœur d’une rencontre improbable entre une femme qui vit avec ses certitudes depuis longtemps et un jeune homme qui n’accepte que l’instant présent. A travers ce texte sensible et ludique, entre fiction et réalité, l'auteur nous rappelle que parfois une rencontre peut bouleverser toute une vie.
Nous sommes au funérarium. Ce soir, frères, sœur et belle-famille sont réunis autour du corps de la mère défunte. C’est souvent l’occasion de se retrouver, un décès. Un bon bout de temps qu’ils ne s’étaient pas vus, ces cinq-là. La vie, le boulot…
Drôle de lieu, vous me direz, mais, faut dire qu’une des filles est thanatopractrice... alors elle décide que c’est elle qui embaumera la disparue. Et ça, ça fait déjà des histoires…
Au fil des heures, les secrets vont affleurer, les cadavres sortir des placards... et le mensonge éclater au grand jour.
Il sera question de taille de cercueil, de comptes en banque et d’autres mesquineries. De souvenirs d’enfance aussi... Et d’amour évidemment, surtout d’amour. D’amour non-dit, jalousé, murmuré, manqué. L’amour entre gens d’une même famille n’est jamais chose aisée.
Avec sa très belle écriture, Michel Marc Bouchard offre une nouvelle fois aux artistes une partition magnifique aux accents d’humour noir, une partition féroce et intelligente.
Quand les langues se délient, les vérités sortent du bois, et on apprend que, la nuit, où « il » s'est réveillé, des choses terribles se sont passées dans cette famille…
Un portrait de famille sans concession, sans fioriture non plus, cash et poignant, qui nous tend un miroir, drôle, tendre et cruel.
Coincée dans une énorme robe verte, affublée de plumes et de paillettes, une créature mi-clowne mi-bouffonne nous invite, le temps d’une soirée, à nous libérer de la puissance destructrice de l’esprit de sérieux.
Avec la transgression comme palliatif aux morales de tous bords, cette maitresse de cérémonie haute en couleur nous entraine dans un métacabaret au cœur de ses questionnements et de ses contradictions : A quoi nous ramène le rire ? A notre genre, notre classe sociale ? A notre première transgression, notre cacaboudin de l’enfance ? A notre droit à la parole, notre légitimité ?
Accompagnée de trois performeur.se.s, Sara Selma Dolorès explore ici les préoccupations de notre époque – la 3e vague du féminisme, la morale de gauche et de droite, le #onpeutplusrirederien. De réflexions intimes en philosophie de comptoir, elle s’insinue là où ça grince, repoussant les frontières de nos normativités, avec une autodérision contagieuse. Et si le monde, tel que nous le représentons si sérieusement, tenait davantage de la farce ?
À partir de 16 ans / Certaines scènes comportent de la nudité
Avec cette nouvelle création très attendue, Anne-Cécile Vandalem entame son Cycle des Mondes hantés.
Le point de départ renvoie à un fait survenu en 2018 : la mort de l’étudiant Sanda Dia lors du baptême d’initiation organisé par un cercle de la jeunesse dorée flamande.
Les dix-huit prévenus écoperont de peines légères d’intérêt général. À partir de cette tragédie, Anne-Cécile Vandalem, accompagnée de Joëlle Sambi à l'écriture, imagine une suite. Deux ans après le procès, la famille de la victime accepte de rencontrer celles des deux condamnés. L'entrevue dans une villa en bord de mer du Nord est orchestrée par une journaliste qui espère capter un geste de réconciliation.
Mais ce qui devait être un espace de réparation se transforme en huis clos tendu, où s’affrontent les responsabilités. La Fête active alors une mécanique d’une redoutable intelligence pour exposer la violence des privilèges et nous placer face à nos propres aveuglements. Une brillante expérience de vérité.
Cette sublime comédie écrite en 1778 fit scandale à l’époque car elle dénonçait, bien avant le mouvement #MeToo, les abus de pouvoir dont les femmes sont victimes. Oui, on pouvait déjà être féministe au 18e siècle ! La preuve avec ce chef-d’œuvre de Beaumarchais étonnamment moderne. Dominique Serron et l’Infini Théâtre offrent une comédie de Beaumarchais moderne et enlevée. Sous l’apparente légèreté de noces contrariées se déploient critique des privilèges, réflexion sur l’égalité et luttes sexistes. Accessible à tous, cette version resserrée, joyeuse et musicale résonne avec notre époque. C’est jour de mariage pour le valet Figaro et Suzanne. Tout semble prêt mais rien ne va : le conte convoite la fiancée, une dette ressurgit et les intérêts s’entremêlent ! De révélations en quiproquos, les amoureux vont devoir ruser.
Jonathan est un psy qui va encore plus mal que ses patients. Nora est toute proche de la dépression nerveuse. Jeanne ne comprend pas pourquoi elle a un cancer alors qu’elle fait du yoga et mange bio. Maxime est prêt à (absolument) tout pour rencontrer l’homme de sa vie mais en attendant, il s’ennuie au guichet du Grand Palais. Timotée écrit les discours d’un député mais fuit les engagements.
Tous font bonne figure, sourient ou tempêtent, mais tous sont en quête du bonheur…
Comédie désopilante, la pièce brosse le portrait de quadragénaires au bout du rouleau, losers magnifiques dont les égos s’entrechoquent dans un ballet de répliques mordantes. Tout y passe, les illusions perdues, les angoisses existentielles, l’amour qui s’étiole, les lâchetés du quotidien… Ça fuse, ça pique et c’est profondément humain.
Nous sommes au Philharmonique de Genève, dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale H.P Miller. A la fin d’un de ses concerts, ce dernier est importuné à maintes reprises par un spectateur envahissant, Léon Dinkel, qui se présente comme un grand admirateur venu de Belgique pour l’applaudir. Cependant, plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement de ce visiteur devient étrange et oppressant. Jusqu’à ce qu’il dévoile un objet du passé... Qui est donc cet inquiétant Monsieur Dinkel ? Que veut-il réellement ? Un face à face poignant dont aucun des personnages ne sortira indemne.
Je sais pourquoi ça les rend fous. Parce que je me suis comportée comme la plupart des mecs. J’ai baisé quand je voulais, qui je voulais, j’ai quitté tout de suite après, j’ai choisi sans attendre d’être choisie
Nous sommes en 1920. Dans la chambre 21 d’un hôpital psychiatrique de Paris, Georges Feydeau, l’un des plus grands auteurs de vaudevilles est interné. Non, ce n’est pas une farce, le plus grand des vaudevillistes a fini sa vie dément ! Il n’en fallait pas plus pour que deux Olybrius, reprenant les codes du genre, s’emparent de cette situation tragi-comique pour créer un véritable… vaudeville à partir de la réalité historique.
Enfermé dans la chambre 21, Feydeau ne peut s’empêcher de transformer médecins et infirmières en personnages grand-guignolesques d’une pièce dont il est cette fois le héros.
Et voici les spectateurs embrigadés dans une mécanique implacable, où quiproquos et portes qui claquent s’enchaînent à un rythme effréné. La fameuse chambre devient le centre névralgique de tous les désordres, et, par la magie du théâtre, se transforme en un hôtel où chacun·e tente de dissimuler ses intentions : amants, époux, domestiques et invités se croisent et s’emmêlent jusqu’à la confusion totale.
Une comédie burlesque et virtuose, aux dialogues vifs, où tout se raconte « à la manière de Feydeau ». Une comédie qui déploie tout l'art du rire, de la précision et du chaos parfaitement orchestré.
Une troupe d’acteurs enthousiastes, bourrés d’imagination, rendent un hommage éclatant à l’un des auteurs les plus drôles du répertoire français.
Pour réchauffer et faire étinceler nos soirées d’hiver. C’est jubilatoire !
En piste ! Dix circassiens diplômés de l’école de cirque social Zip Zap vous emmènent dans un spectacle multicolore, joyeusement énergique. Une célébration de la diversité sud-africaine, illustrant le rêve de Nelson Mandela d’une nation arc-en-ciel capable de s’unir harmonieusement dans une coexistence pacifique. Entre danses et musiques, techniques acrobatiques et jongleries – en solo, duo ou collectivement –, ces jeunes artistes racontent leurs histoires faisant écho au destin de la nation. C’est virtuose, généreux et c’est à partager en famille.
En zoulou (une des langues d’Afrique du Sud), « Moya » est un terme qui signifie esprit, air, âme, vent. Il désigne ce qui rend une personne unique, la richesse de chaque individu, une force vitale capable de révéler le meilleur de chacun. Il est étroitement lié au concept « d’Ubuntu », l’humanité en isixhosa (langue bantoue), qui affirme que la vie d’autrui est au moins aussi importante que la sienne : une maxime sur laquelle repose toute la philosophie de l’école de cirque social Zip Zap. Fondée au Cap il y a 30 ans, cette école utilise les arts du cirque comme levier d’épanouissement et d’émancipation pour la jeunesse sud-africaine, en proie à la précarité et à la violence. Aujourd’hui, elle compte 3000 bénéficiaires directs, dont beaucoup vivent dans des bidonvilles, ont connu la rue et sont confrontés à des obstacles à leur développement personnel. Le spectacle est une métaphore de ce combat.
Enigmatique, flamboyant, mystique et parfois mythique, Personarama envahit le plateau d’un théâtre avec ces figures d’une esthétique troublante et touchante !
Sur la scène apparaissent : une journaliste-oiseau, la poupée de Lacan, trois démons, une metteuse en scène haute en couleur, une créature mi-bouc mi-homme, une licorne noire … et Robinson Crusoé accompagné de ses compagnons d’île. C’est le chaos de la création qui se révèle !
Ces figures fantastiques et fantasmées sont convoquées par un acteur, seul dans le théâtre, aux prises avec une œuvre en devenir et encore naissante. L’acteur-créateur se propose pour faire face au désordre et à la confusion artistique de sortir de la boucle de la répétition, de chercher la ligne de fuite, de se transformer à travers ce que l’on crée, quitte à embrasser le tâtonnement et l’égarement.
Au milieu de ce patchwork improbable, la figure centrale de Crusoé, créateur démiurge d’un monde-île-atelier-théâtre, questionne l’héritage puissant du mythe de la personne occidentale : volontariste, acharnée à modeler l’univers qui l’entoure à son image.
Avec Personarama, Loïc Nébréda construit un spectacle fait de masques et de métamorphoses qui questionne l’acte de création et le trouble qui nait lorsque cette quête intérieure se rend visible et prend la forme de figures aussi impressionnantes que mystérieuses.
Une comédie existentielle… Désespérément seul, un homme se démultiplie pour répondre à une question : que se passe-t-il ici ?
Et tandis que nous rions des gesticulations du personnage principal, un nouveau entre en scène et commence à rire de rien, pour rien, comme ça. Puis un troisième s’annonce en chantant.
Un quatrième nous explique sa rencontre amoureuse avec une extraterrestre. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un énième évoque ses soucis de plomberie. Finalement, ce sont plus de quatre-vingts personnages virtuels et loufoques qui déambulent nonchalamment sur le plateau : le tout incarné par un seul comédien en chair et en os ! Evidemment, le groupe virtuel s’énerve en découvrant qu’ils sont tous identiques, égaux à eux-mêmes. La rébellion gronde et notre comédien ne sait plus où donner de la tête avec ses personnages. Pourtant, le spectateur les visualise tous et voyage avec eux auprès d’autres chimères et d’autres entités dont cette jeune femme endormie dans sa petite boite. Aux confins du rêve naissent alors de nouvelles fictions qui en recréent d’autres à leur tour dans un abîme sans fond. On finit par ne plus savoir où nous sommes ni surtout qui nous sommes.
Un fabuleux numéro de comédien virtuose qui joue sur le dédoublement du « Je ». Est-ce cela le paradis des hommes ? Un endroit où l’on crée sa propre histoire même douloureuse. Sur sa route sinueuse, Sergi Lopez nous entraîne avec un air de boléro, une caisse en bois et des vraies fausses lunettes en plastique. Un spectacle qui nous fait douter d’absolument tout, même de nous-mêmes. Mais, que se passe-t-il alors ? Peut-être seulement un exceptionnel numéro de comédien !
Trois acteurs sur la touche entreprennent une tournée théâtrale pleine d’imprévus et de rebondissements. Georges Cox, Victor Vialat et Eddie Carpentier sont de vieux comédiens sur le retour. L’un court le cachet, le second vit mal sa retraite, le troisième a une réputation telle que plus personne ne veut l’engager. Tous les trois réussissent néanmoins à se faire embaucher dans une pièce de théâtre : un boulevard médiocre appelé Scoubidou, avec dans le rôle-titre Carla Milo, une diva excentrique. Leur producteur, Chapiron fils, criblé de dettes, va tout faire pour saboter leur tournée et toucher ainsi l’argent des assurances. Mais les trois comédiens résistent avec panache pour défendre leurs petits rôles et ne pas laisser passer ce qui pourrait bien être la dernière chance de leur vie. Hommage touchant à la vie d’artiste !
Un conte musical électro-pop.
Une fable burlesque et métaphysique.
C’est l’histoire de Perle, premier enfant hybride de l’humanité. L’animal avec lequel elle est croisée est le varan de Komodo.
Happy Apocalypse est une protopie musicale qui interroge notre capacité à nous transformer. Une ode à l’altérité, à la fragilité, au burlesque. Un tourbillon où se croisent l’astrophysique, la métaphysique et des animaux dansants. Une tentative joyeuse de donner à l’humanité une chance de se réinventer.
« Je voudrais devenir un papillon. Je ne pense pas qu’être humain soit la meilleure option. »
« Comment faire des pompes quand on est un playmobil ? »
Après 1984, le Théâtre du Parc nous propose une adaptation musicale de l’autre célèbre roman de Georges Orwell. Une dizaine d’actrices, d’acteurs, de chanteuses et de chanteurs vous entraîneront dans cette ferme où les animaux ont chassé les hommes pour finalement reconstituer une société encore pire. L’oeuvre n’a pas pris une ride et résonne particulièrement aujourd’hui.
En 1945, Orwell dénonce la dérive totalitaire que fut le stalinisme à partir d’un bel idéal révolutionnaire de liberté, d’égalité et de fraternité. Refusant les conditions difficiles auxquelles les soumettent leur fermier, Monsieur Jones, les animaux d’une ferme, sous l’impulsion des cochons, se révoltent et chassent leur maître. Mais l’ivresse du pouvoir va transformer le paradis en enfer et les animaux finiront par regretter le temps des hommes.
Comme pour 1984, ce spectacle s’adressera au plus grand nombre. Le génie d’Orwell c’est de raconter des choses terribles à travers un conte, une fable accessible à tous. Ce n’est pas étonnant qu’un dessin animé magnifiquement réalisé fut tiré de ce roman.
Un matin, Georges découvre que tous les immeubles autour de son nouvel appartement portent les prénoms de ses ex-compagnes : Villa Christine, Villa Adriana, Villa Clémentine… À peine cherche-t-il à éclaircir ce mystère qu’une nouvelle construction s’annonce : « Villa Émilie ». Serait-ce un présage ? Le prénom de son prochain amour ? Un soir, il rencontre une belle inconnue et, par superstition, il fait tout pour ne pas connaître son prénom, quitte à paraître bizarre…
S’il prend la vie toujours du bon côté, Georges aime aussi la compliquer inutilement. Il va nous raconter comment, à cause de ce défaut, son existence va être bouleversée.
On reconnait la patte de Gilles Dyrek (auteur de « Venise sous la neige ») avec ses jeux de mots, sa quête de sens à travers les mots, son humour fin, intelligent, drôle et subtil.
Une charmante comédie romantique et pétillante. Une bulle de bonheur et de bonne humeur.
Leur ultime spectacle… vraiment ? Après 35 ans d'exploration ludique, de recherches musicologiques, de créations mondiales inédites de partitions de grands maîtres, de musique virtuose, pleine d'humour, de fraicheur et de vivacité qui ont fait vibrer tant de salles, La Framboise Frivole tire sa révérence avec un best-of explosif !
Mais attention : qui dit “dernier spectacle” ne dit pas “dernier fou rire”.
Toujours armés de leur piano, de leur violoncelle et de leur folie douce, ces deux virtuoses de l’absurde revisitent la grande histoire de la musique à leur manière : décalée, brillante et jubilatoire.
Pour votre plus grand plaisir, vous pourrez entendre ou ré-entendre : Ave Maria de Bernstein, Chantal de Gounod, Rhapsodie bohémienne de Liszt, Maria de Bach, La Messe de Requiem de Gershwin, Opéras, oratorios et oratettes, Concerto pour une Fois, Carnaval des Animaux, Les Mariages, Carmina Burana, Les élèves, Les planètes, La Moto, Rhapsodie hongroise de Queen, Le Violoncelle qui parle, Le Ballet de Filip et Mathilde, If... et d'autres surprises.
Ce seul-en-scène de et avec Geneviève Damas aborde, avec humour et tendresse, la question de l’argent et de l’autonomie des femmes. Au départ de son histoire familiale, la comédienne tente de comprendre comment une incapacité quotidienne – dépenser son argent – révèle les traces de la grande Histoire dans les destinées humaines.
Comédien·nes en chair et en os et marionnettes à taille humaine, une relecture piquante du mythe de Dracula. En adaptant au théâtre le roman de Bram Stoker dans une version révisée par l’écrivain islandais Valdimar Asmundsson, Yngvild Aspeli et son équipe de créateur.trice.s plongent dans ce sombre et immortel mythe en soulignant sa forte charge érotique. À travers l’interaction étroite des comédien·nes en chair et en os, et des marionnettes à taille humaine, ce spectacle inspiré du cinéma de Guy Maddin explore la nature humaine mais aussi les états limites, entre vie et mort, possession et liberté.
Cette relecture de la légende de Dracula est à la fois très physique et visuelle, peu bavarde et peu sanglante, mais subtile et suggestive. La version de la metteuse en scène norvégienne se veut sous le prisme des femmes et des victimes, redéfinissant une nouvelle perception du vampire.
Du grand théâtre visuel et de marionnettes aussi drôle et déjanté qu’effrayant et jubilatoire.
En une soirée unique et un programme triple riche en contrastes, découvrez tout le talent de l’Aterballetto, le ballet le plus réputé d’Italie. Inspirée de l’œuvre « Les cendres de Gramsci » de Pier Paolo Pasolini, Cineri révèlera la nouvelle création de Marcos Mauro, un des grands chorégraphes d’aujourd’hui, et interrogera la notion de communauté. Avec Solo Echo incarnée par sept danseurs, Cristal Pite, bien connue pour son épatante grammaire corporelle, associe des sonates de Brahms à la dextérité des mouvements pour explorer les thèmes de l’amour, l’acceptation et la perte. Enfin, Rhapsody in blue d’Iratxe Ansa et Igor Bacovich puise dans le chef-d’œuvre de Gershwin l’inspiration propice à l’énergie collective des seize danseurs. A voir absolument !
Après les succès de ses adaptations de Don Juan et du Malade imaginaire, Tigran Mekhitarian adapte La promesse de l’Aube de Romain Gary, la bouleversante histoire de l’amour inconditionnel d’une mère pour son enfant.
Si La Promesse de l’Aube est le parcours extraordinaire d’une mère qui a sacrifié sa vie pour que son fils perdu au fin fond de la Pologne devienne l’un des plus grands écrivains français, la Promesse de Tigran Mekhitarian, c’est de raconter cette folle aventure sur scène à trois comédiens avec toute son intensité et sa passion.
Mai 1940. La victoire allemande semble inéluctable. L’armée belge est défaite. Le gouvernement et le monarque se retrouvent diamétralement opposés sur la politique à suivre. Le premier choisira la fuite et l’exil pour poursuivre la lutte ; le second décidera de rester et capitulera. Le ressentiment est particulièrement fort entre Léopold III et son ministre des Affaires étrangères Paul-Henri Spaak dont il s’était rapproché avant la guerre et qui est devenu depuis, un incontournable de la politique mondiale. Durant toute l’Occupation, le conflit ne cessera de s’envenimer, de se tordre, pour aboutir dix ans plus tard à un référendum consultatif obligeant chaque Belge à choisir un camp, ce qui conduira le pays au bord de la guerre civile.
Avec Rexit !, duel historique et passionnant, Vincent Stuer revisite ce moment important qui constitue le big bang politique à l’origine de notre démocratie contemporaine. Malentendu tragique, visions inconciliables de la manière dont le pays doit se dresser contre l’envahisseur ? Sur scène, deux formidables acteurs flamands, Valentijn Dhaenens et Bruno Vanden Broecke (applaudi dans Mission et Para) jouent les personnages emblématiques de Léopold III et de Spaak. Créée en néerlandais au KVS, la pièce est jouée pour la première fois en français.
Avec cette nouvelle création très attendue, Anne-Cécile Vandalem entame son Cycle des Mondes hantés.
Le point de départ renvoie à un fait survenu en 2018 : la mort de l’étudiant Sanda Dia lors du baptême d’initiation organisé par un cercle de la jeunesse dorée flamande.
Les dix-huit prévenus écoperont de peines légères d’intérêt général. À partir de cette tragédie, Anne-Cécile Vandalem, accompagnée de Joëlle Sambi à l'écriture, imagine une suite. Deux ans après le procès, la famille de la victime accepte de rencontrer celles des deux condamnés. L'entrevue dans une villa en bord de mer du Nord est orchestrée par une journaliste qui espère capter un geste de réconciliation.
Mais ce qui devait être un espace de réparation se transforme en huis clos tendu, où s’affrontent les responsabilités. La Fête active alors une mécanique d’une redoutable intelligence pour exposer la violence des privilèges et nous placer face à nos propres aveuglements. Une brillante expérience de vérité.
Un gamin est enrôlé à l’armée, on l’appelait « Zéro et des poussières ».
On avait tenté de lui enfoncer dans la tête qu’il y a « nous » et puis « les autres ». Quand il prend conscience que l’armée fabrique une spécialité très demandée : la guerre, il veut pas faire.
Dans ces conditions, pas question de se laisser encaserner… il a le derrière fragile, c'est un contemplatif fervent, vous voyez, un qui compte les trous de la lune et regarde l’herbe pousser… un qui aime donc modérément ramper dans la boue. Et en plus il a jamais eu d’excellents rapports avec les patates…
Alors, il va se faire passer pour fou et se retrouver à l’hôpital psychiatrique militaire…
C’est toute la question : peut-on être sain dans ce monde de fou ? Et qui est le fou dans tout ça ?
Quand les hommes ont des fourmis dans leurs fusils, que tout un pays est d’accord pour se remilitariser… mais que plus personne ne veut envoyer ses fils au front… Ici la guerre est un sujet sérieux traité avec élégance et intelligence.
Une écriture magnifique qui nous entraîne sur les pas et les tergiversations d’un homme en prise avec sa conscience, dans des questionnements hyper actuels.
Emmenez vos ados, vos parents, c’est urgent !
Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d’être arrêté par la police. Au juge devant lequel il est déféré, il retrace le cours des événements qui l’ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d’investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu’il soit construit.
Emmanuel Noblet adapte ici le roman de Tanguy Viel, grand texte sur l’injustice et le besoin d’y remédier, la nécessité, encore et toujours, de réparer les vivants. Il interroge la notion d’intime conviction (article 353 du Code pénal) qui permet d’en appeler moins aux preuves qu’à la conscience des juges et juré·es. Parfois l’injustice est telle qu’il faut y remédier soi-même, prendre ses responsabilités, que l’on soit juge ou assassin, en ne respectant plus la loi ou en l’interprétant favorablement.
Prenez le personnage le plus connu de la légende arthurienne, un opéra de Purcell, des synthétiseurs, l’énergie et le talent de La Compagnie Dérivation et vous obtiendrez King Arthur, un spectacle énergisant, drôle, et accessible à toute la famille. Si l’opéra et les grands récits épiques vous font peur, c’est l’occasion de changer d’avis car Sofia Betz sait faire de la magie avec trois fois rien.
Au plateau, cinq musicien·nes dépoussièrent l’opéra et les idées toutes faites sur les chevaliers. Dans cette histoire-ci, le chevalier a des troubles de l’élocution et c’est une femme, aveugle, qui est l’héroïne principale. Enfant, elle a été ensorcelée par le puissant Merlin qui l’a plongée dans le noir pour toujours. Émeline est fiancée au courageux Arthur, mais cela ne suffit pas à son bonheur. Elle rêve de se faire justice et de prendre le contrôle de son destin. Et si c’était elle, cette fois le futur du Royaume d’Angleterre ? Par sa trajectoire et l’envie de sortir d’un personnage de princesse dans lequel elle est coincée depuis des siècles, Émeline se libère ainsi que tous·tes les autres. Car même les légendes peuvent changer de destin !
Sofia Betz nous fait rêver avec un décor onirique, frissonner avec la beauté des airs de Purcell revisités et rire avec son humour so british.
La comédie pétillante de Barillet et Grédy avec un casting cinq étoiles et Clémentine Célarié.
Dans la ville tranquille de Sainte-Gudule, rien ne semble pouvoir troubler la vie bien rangée de la famille Pujol. Et pourtant… Quand Robert, patron austère d’une usine de parapluies, est victime d’un malaise, son épouse Suzanne se voit contrainte de reprendre les rênes de l’entreprise. Docile et dévouée, Suzanne se révèle finalement une cheffe d’entreprise brillante et inattendue !
Sous l’œil vif du metteur en scène Charles Templon, la complicité explosive des comédiens donne naissance à un moment de théâtre jubilatoire : l’énergie ardente et libre de Clémentine Célarié se mêle au comique raffiné de Philippe Uchan, tandis que Paloma complète ce duo avec une excentricité moderne et délicieuse.
Venez savourer cette comédie mordante et visionnaire des années 70, et gardez-vous des apparences : le pouvoir ne se trouve pas toujours là où on l’imagine, et chacun de nous recèle d’incroyables ressources.
Tinder, parfois un peu de drogue ou d’alcool, ou pas : voilà le cocktail nécessaire à ses nuits. Elle les passe avec des hommes, rarement deux fois le même, quoique... Chez elle, chez eux ou dans des chambres d’hôtel, elle s’en fiche de l’endroit. Ses partenaires de passage ne se ressemblent pas : libres ou engagés ; parfois délicats, parfois moins ; d’ici ou d’ailleurs ; jeune ou dans la force de l’âge… Après le coït, ils lui parlent. Elle aussi, elle parle. Oh, rien de spectaculaire, mais certaines histoires quand même, qu’ils n’avaient jamais racontées à personne…
Elle ne fuit ni la monotonie d’une vie, ni l’engagement, mais cherche à exorciser une culpabilité dont elle ne peut se débarrasser.
Gwendoline Gauthier (Iphigénie à Splott) incarne ce personnage de femme libre, Léopold
Terlinden joue tous les hommes qui l’accompagnent et donne parfois à Conversations after sex son air de comédie, Laure Godisiabois complète la distribution
L’histoire vraie d’une enfant d’une cité HLM de province, qui va découvrir sa passion pour la musique, grâce à l’école.
Sa rencontre avec la clarinette va bouleverser sa destinée, jusqu’à devenir concertiste.
Morgane nous décrit les dessous du monde de la musique, et avec quelle saveur ! Les tournées, les coulisses de l’orchestre, la concurrence entre les collègues, le machisme du milieu…
Mais à 25 ans, une blessure vient stopper net sa trajectoire fulgurante.
Comment s’en relever ?
Une histoire d'optimisme galopant !
Et si le théâtre révélait qui nous sommes vraiment ?
Dans Une pièce espagnole, une troupe d’acteurs répète… une pièce espagnole. Mais très vite, les rôles se fissurent. Les acteurs quittent leurs personnages, se confient, se contredisent, s’observent. Entre la fiction et la réalité, les frontières deviennent floues. La scène et la vie privée s’entremêlent, révélant les fragilités. Les masques tombent et l'on assiste alors à quelque chose de rare : le théâtre qui se regarde lui-même.
Derrière l’humour mordant et les situations absurdes, apparaissent les failles, les désirs, les vanités et les fragilités de chacun. Comme à l’accoutumée, Yasmina Reza ne ménage personne, et, en racontant nos névroses, elle nous révèle.
En posant un regard cruel et amusé sur ses personnages, elle nous entraîne dans un jeu de miroirs vertigineux. A la manière des poupées russes qui se découvrent à l’infini, elle se plait à révéler ces rôles qui nous permettent de nous cacher, de nous mentir et de mentir au monde. Elle signe ici une comédie grinçante et élégante dont elle a le secret.
Drôle, incisive et profondément humaine, cette pièce nous rappelle que sur scène comme dans la vie, nous jouons tous des rôles… sans toujours bien savoir lesquels.
Juin 1942, la vie poursuit son cours, dans un dépôt de tissus parisien.
Raymond Martineau, le patron qui semble tout droit sorti d'une pièce de Pagnol, ne réussit pas à imposer son autorité à sa fille. A sa femme non plus, d'ailleurs. Et puis il y a aussi Joseph, son plus jeune employé, dont le père est breton mais dont la mère est juive. Et enfin il y a Louis, son plus vieil employé, dont le nouvel ami est un collabo de la pire espèce. Mais à part ça... La vie poursuit son cours.
Du rire aux larmes, de l’amour retenu à la haine contenue, de la cruauté brute à l’humanité tendre, tout dans cette pièce est parfaitement maîtrisé pour dépeindre les travers maladroits d’une famille, d’amis et d’amoureux. Ce joyeux mélange prend place dans une ambiance rendue tendue par l’ombre de l’aigle allemand qui plane au-dessus de cette cave où l’on fait, cette nuit, l’inventaire des tissus.
Une histoire captivante, entre humour et tragédie, portée par une émotion qui perle à chaque réplique.
Succès parisien, cette comédie noire débarque au TTO avec un menu simple : régler ses comptes avant le dessert.
Un fils qui ne jure que par l’argent, une fille à bout de souffle, un cadet allergique à l’effort… et une mère qui annonce qu’elle va enfin profiter de la vie. Cette résolution n’est pas vraiment au goût de la fratrie. Alors, le plan est lancé : il faut se débarrasser de maman.
À table, il n’y a pas que les mojitos qui débordent. Les langues se délient, les rancunes remontent à la surface… Le dîner s’annonce aussi grinçant que des couverts qui crissent contre l’assiette… Kkkrrr. Un huis clos explosif et jubilatoire où les liens du sang se coupent plus vite que le gâteau.
« Mon ami Serge a acheté un tableau blanc… »
Les amis d’hier peuvent-ils toujours être les amis d’aujourd’hui ? François Morel a eu la formidable idée de monter et de jouer le chef-d’œuvre de Yasmina Rezza avec ses complices des Deschiens et amis dans la vie : Olivier Broche et Olivier Saladin. C’est un succès ! Le trio fonctionne à merveille et la pièce, désormais mythique, a affiché complet toute la saison à Paris. Le rire, féroce et drôle, y est toujours jubilatoire et la proximité des comédiens donne à leurs échanges et disputes une sincérité savoureuse.
Trois vieux amis sont devant le tableau blanc que l’un d’eux vient d’acheter car il est amateur d’art.
Le deuxième s’offusque. Et le troisième, comme toujours, ménage la chèvre et le chou. Connaît-on vraiment ses amis ? Leur dit-on vraiment tout ? À voir… ou à revoir sans modération.
En pleine seconde guerre mondiale dans un village de Pologne, deux médecins conçoivent une supercherie incroyable qui va tromper l’envahisseur et sauver des milliers de vies : ils font courir le bruit qu'une épidémie de typhus a contaminé tout un village.
En refusant la loi du plus fort, ces deux-là défient avec une intelligence audacieuse l’absurdité du système de déportation de la population juive, en pariant sur la loi du plus malin.
Portée par un rythme haletant et un humour salvateur, la pièce raconte la résistance de l’esprit humain face à la barbarie, et l’héroïsme discret de ceux qui osent désobéir pour se dresser contre l’ignominie.
Parfois, il est nécessaire de ruser, mentir, tricher... pour pouvoir sauver l’essentiel, rester debout et garder sa dignité face à l’innommable.
Mélody Mourey déterre un épisode oublié des annales de la Grande Histoire, et nous le restitue avec maestria.
Une mise en scène précise, une distribution qui manie l’humour comme arme de résistance pour clôturer la saison avec panache.
Dans un village endormi, reconnu seulement pour le brassage de sa bière, le rythme routinier des habitant·es est interrompu par la mystérieuse apparition d’une flaque écarlate… une mare de sang .
Une bobo-podcasteuse bruxelloise s’empare du sujet et lance l'enquête entourée d'un investigateur héroïque, d'un médecin légiste débordé, d'un bourgmestre opportuniste et d'un nettoyeur de scènes de crime.
Mais ce sang n'est pas celui qu'il croit. A travers une enquête absurde et sinistre, les sirènes interrogent notre fascination paradoxale : pourquoi le sang des crimes nous captive-t-il tandis que celui des règles reste invisible et honteux ?
Ce premier projet d’écriture collective plonge dans le paradoxe du sang. A travers l'image envoutante et menaçante des sirènes, le projet explore notre rapport à ce fluide vital, du rouge intime des premières règles aux éclaboussures froides des faits divers.
Sur un rythme pop et électrique, cinq interprètes se métamorphosent, détournent slogans et clichés et transforment la honte en puissance collective.
Thriller féministe. Performance chorale. Danse-théâtre électrique. Tous public dès 12 ans.
bientôt…

Cette pièce met en scène 2 acteurs de générations différentes, François Berléand et Max Boublil, pour rire avant tout et pour rendre hommage au théâtre, aux acteurs comme au public.
Qui observe qui ? Que se passe-t-il sur scène ? Dans les coulisses ? Dans la salle ?
Des superstitions, des règles, des rivalités, des anecdotes, des petits secrets… seront révélés et seront surtout des prétextes pour s’en amuser tous ensemble !
Cette expérience théâtrale devient un vrai moment de bonheur signé Laurent Ruquier.