Les spectacles de la saison 2022-2023
Le Festival Bruxellons ! est très fier de nous proposer la création mondiale en français de ELISABETH de Michaël Kunze et Sylvester Levay. Le musical ELISABETH suit, sur près de 50 ans, l’histoire passionnante de cette jeune fille que rien ne destinait à devenir l’impératrice Elisabeth d’Autriche, la célèbre “Sissi”, et qui sera érigée au rang de mythe. Sa vie ne sera pourtant pas un long fleuve tranquille et, très vite, elle tentera de rester une femme libre et indépendante face à une Cour d’Autriche rigide et protocolaire.
« J’aimerais vivre dans tes bras mais l’Empire y est déjà » Vous serez les témoins privilégiés de ses fiançailles, son mariage en 1854 à son assassinat en 1898 aux mains de l’anarchiste italien Luigi Lucheni, à travers l’objectif de son obsession croissante pour la mort, alors que son mariage et son empire s’effondrent autour d’elle au tournant du siècle.
« L’Autriche est un bateau. Et le bateau coule ! »
De tout temps, des hommes et des femmes se sont dressés contre le conformisme ambiant, bousculant les croyances religieuses, politiques ou sociales de leur époque. Le prix d’une telle audace se mesure souvent dans la douleur : arrestation, torture, mort soldent ces existences à contre-courant.
Vladimir Steyaert sort de l’ombre des vies réécrites ou englouties par l’Histoire. C’est par la découverte du parcours d’Alan Turing que le projet voit le jour. Scientifique britannique de génie, Turing parvient à briser le code de la défense nazie en pleine seconde guerre mondiale. Pourquoi étouffer le nom de celui qui a largement contribué à la victoire des Alliés ? Car il est homosexuel, un fait intolérable pour le puritanisme de l’après-guerre.
D’autres figures croisent celle de Turing. Giordano Bruno, frère dominicain du XVIe siècle, périra sur le bûcher pour avoir soutenu les thèses de Copernic. Camille Claudel payera cher sa condition de femme artiste. Morte en 1943 dans un asile du Vaucluse, son art, non reconnu de son vivant, sort enfin de l’anonymat dans les années 80. Chelsea Manning, analyste militaire américaine, est incarcérée pour trahison. Son crime: avoir livré des documents secret défense sur les bavures de la U.S. Army en Irak et en Afghanistan.
Autant d’existences qui font écho à l’heure où l’humanité peine à se réinventer. Un spectacle que j’ai eu le plaisir de découvrir il y a deux ans : passionnant et avec une mise en scène d’une précision extraordinaire. A ne pas manquer.
Seul en scène, Jos Houben anime une conférence d’un genre particulier, entre philosophie et anthropologie. Il y dissèque les mécanismes du rire, en analyse leurs causes et leurs effets.
Rien ne résiste à la perspicacité de son exposé : nos mimiques, nos gestes, nos comportements recèlent un potentiel comique que son œil expert et son art de comédien savent retranscrire sur scène en révélant leur caractère saugrenu et burlesque.
Une heure durant, Jos Houben dissèque cette mécanique de précision à travers de nombreux exemples puisés dans notre vie quotidienne. Des premiers pas de bébé à notre façon de marcher, de la chute d’un quidam dans un restaurant à la façon de prononcer les noms de fromages, il révèle tous ces infimes éléments, souvent insaisissables, qui déclenchent le rire.
Alexis Michalik collectionne les succès et les Molières. Il a le don pour les intrigues prenantes, les rebondissements et les spectacles menés tambour battant. Sa dernière création ne fait pas exception et touche au coeur des spectateurs avec une histoire d’aujourd’hui.
Katia et Justine tombent éperdument amoureuses. De ce conte de fée naît Jeanne. Mais quelques jours avant l’accouchement de Katia, Justine rompt et disparaît. Douze ans plus tard, Katia, malade, doit trouver un tuteur pour sa fille. Elle se tourne alors vers son frère William, un écrivain cynique et alcoolique qu’elle n’a pas vu depuis cinq ans.
Entre rires et larmes, cette histoire d’amour terriblement humaine va vous embarquer dans un tourbillon d’émotions.
On en ressort ému mais heureux !
En 2012, Olivier Dubois présentait Tragédie en Avignon. Ce poème chorégraphique frénétique est devenu aujourd’hui une pièce phare du répertoire.
Neuf femmes et neuf hommes nus marchent et tournent avant de se lancer dans des assauts répétés. Sur des percussions massives, la marche se défait, la rage envahit le plateau. Une transe collective tord les corps. C’est le chaos du monde, la tragédie d’une humanité rendue à ses origines barbares profondes. Tragédie rejoue le cycle de la vie. Cette fureur de la danse sans artifice vous laisse à votre tour dévoré.
Tragédie, c’est une gifle, un choc !
Quatre personnages, deux hommes, deux femmes, tout ce qu’il faut pour danser un quadrille admirable et effectuer de jolies figures !
Dès son arrivée au Ritz, Carl Hérickson, une vedette d’Hollywood, est accueilli par la journaliste Claudine André et le rédacteur en chef de Paris-Soir, Philippe de Morannes. Tandis que l’acteur américain, assailli d’admiratrices, traverse le hall, une belle inconnue, qui se trouve être Paulette Nanteuil, comédienne et maîtresse de Philippe, semble étrangère à cette frénésie. Intrigué, il lui demande un autographe, qu’elle signe du nom de son amie Claudine. Le soir-même, Carl découvre sa véritable identité en allant la voir jouer au Théâtre du Gymnase. Il l’invite à dîner, tandis que Philippe est de plus en plus séduit par Claudine, elle-même n’étant pas insensible à son charme, ni à celui de Carl. Tous les ingrédients de la comédie sont réunis par Guitry et le Quadrille est en place.
Très finement observé, très finement écrit, très finement décrit, mais avec cette nuance douce-amère et un peu grave qui démarque Guitry des autres vaudevillistes, on prend beaucoup de plaisir à suivre cette histoire.
Ils ont 30 ans. Ils sont fougueux et fans de Rock’n’roll. Mousse et Léo s’aiment depuis toujours et pour toujours. Le 13 novembre 2016 ils devaient aller voir Patti Smith à l’Olympia mais le concert fut annulé et c’est finalement les Eagles Death Metal qu’ils iront voir au Bataclan. Les « Vivants », c’est avant tout une histoire d’amour. Une histoire qui parle du chemin sinueux à traverser après un traumatisme.
Une histoire qui nous montre que même quand on pense avoir tout perdu, il est possible de lutter, de se battre pour retrouver sa vie d’avant, ou plutôt, (de vivre) sa vie d’après. Une histoire autobiographique, sensible et poétique, qui nous donne envie, plus que jamais, de croire en la vie. Avec une aisance jubilatoire, Fanny Chasseloup-Lavaud réussit à nous embarquer tout au long de sa pièce dans un univers réaliste et loufoque passant de la tendresse à l’effroi, des larmes au sourire voire au rire.
Après Adieu Monsieur Haffmann (récompensé de 4 Molières) et Le Petit coiffeur, la nouvelle mise en scène de Jean-Philippe Daguerre.
Clara Haskil fut une pianiste exceptionnelle, dont le destin fut un chemin de souffrance et de gloire. Petite fille roumaine surdouée, elle sait à 3 ans reproduire au piano une mélodie de Schumann.
Soixante ans plus tard, la voilà reconnue à sa juste valeur, enfin. Elle centuple les concerts, est invitée partout dans le monde, sans pourtant avoir changé, comme si son enfance ne l’avait jamais quittée, luttant toujours contre les mêmes démons, la même difficulté pour une femme de se faire une place dans le monde musical. Laetitia Casta incarne la pianiste, et Isil Bengi donne vie au piano.
L’écriture de Serge Kribus et la mise en scène de Safy Nebbou s’emparent subtilement de l’histoire de cette femme, pour dévoiler un spectacle sobre, grandiose et d’une intense sensibilité. Le destin contrarié mais victorieux d’une femme pianiste, talentueuse et déterminée.
Dans la famille du cirque québécois de haute volée, voici la compagnie Machine de Cirque. Cinq gaillards turbulents se déchaînent au cœur d’un échafaudage de deux étages, terrain de jeu de leurs incroyables prouesses. Un vrai déluge de délires acrobatiques et de numéros clownesques hilarants qui vous fera perdre la tête…
Dans un monde en pièces détachées, cinq hommes rivalisent d’originalité pour conserver une parcelle d’humanité. Armés de leur talent pour la haute voltige et de leur ingéniosité, ils évoluent dans un univers dépourvu de femmes et d’ordinateurs. Tantôt comiques, tantôt nostalgiques, ces personnages déjantés manient de main de maître des instruments aussi divers que la planche coréenne, les quilles, la batterie, et même, la serviette de bain ! Sans hésiter, ce spectacle grand public se partage en famille.
Loin d’être idiot, Adrien Lepage est juste... différent. Tout commence le jour où ce gamin se découvre, presque par accident, une passion absolue pour la batterie. Débordant de joie de vivre et d’enthousiasme, il livre alors le récit « live » de sa romance extraordinaire. On va le suivre en plan serré, accompagné de deux batteries évocatrices de toutes ses rencontres et de son amour pour les rythmes du monde entier. Car il a ça chevillé au corps, Adrien, la musique, toutes les musiques : le blues, le rock, la techno, le jazz et la bossa-nova.
Avec plus de 100 représentations au Public à guichets fermés, nous ne pouvions manquer de vous présenter ce spectacle atypique, et plébiscité par tous les publics – des grands-parents aux ados, des parents aux enfants –, pour son humour, sa poésie et son humanisme. Un spectacle sans frontières et sans a priori, à mi-chemin entre « Forrest Gump » et « Billy Elliot ». L’histoire d’un gamin doué, qui, petit à petit et presque malgré lui, va lever le voile sur sa vie. Avec maladresse et espièglerie, il renversera tous les obstacles. Alors, guidés par sa passion, vous entendrez une histoire déroutante, drôle et bouleversante, plus belle qu’une destinée flamboyante : une vie sur mesure. Un spectacle qui nous tient à cœur par cette histoire pas banale et la grâce de son interprète.
Attention, la salle n’est plus accessible une fois le spectacle commencé. Comme toujours au Public, le resto du Public et l’Apparté sont ouverts du mardi au samedi (avant ou après spectacles) dès 19 heures. Le nombre de tables étant limité, il est recommandé de réserver au n° gratuit 0800.944.44.
Ce n’est pas parce qu’il est gentilhomme de la chambre qu’il lui viendra un troisième œil au milieu du front. Son nez n’est pas en or, que je sache, mais tout pareil au mien, au nez de n’importe qui. Popritchine est un petit fonctionnaire dont la vie s’étire mollement. Il est copiste au ministère et passe son temps à tailler les crayons du Bourgmestre. Jusqu’au jour où il croise la fille de son supérieur. Coup de foudre. Naît alors le besoin irrépressible de paraître un autre homme - un roi d’Espagne peut-être- susceptible de conquérir sa citadelle imprenable.
Loco, librement adapté du Journal d’un fou de Gogol, rappelle que cette quête du paraître n’a pas pris une ride. Ce besoin effréné d’exister, de jouer un rôle dans la société quitte à fantasmer sa vie. Pour traduire cette œuvre majeure sur scène, deux comédiennes et une marionnette, sorte d’avatar de corps multiple qui ouvre sur tous les possibles. Natacha Belova retrouve la complicité de Tita Iacobelli avec laquelle elle avait conçu Tchaïka (meilleur seul en scène aux Prix Maeterlinck 2019).
Après 1984, le Théâtre du Parc nous propose une adaptation musicale de l’autre célèbre roman de Georges Orwell. Une dizaine d’actrices, d’acteurs, de chanteuses et de chanteurs vous entraîneront dans cette ferme où les animaux ont chassé les hommes pour finalement reconstituer une société encore pire. L’oeuvre n’a pas pris une ride et résonne particulièrement aujourd’hui.
En 1945, Orwell dénonce la dérive totalitaire que fut le stalinisme à partir d’un bel idéal révolutionnaire de liberté, d’égalité et de fraternité. Refusant les conditions difficiles auxquelles les soumettent leur fermier, Monsieur Jones, les animaux d’une ferme, sous l’impulsion des cochons, se révoltent et chassent leur maître. Mais l’ivresse du pouvoir va transformer le paradis en enfer et les animaux finiront par regretter le temps des hommes.
Comme pour 1984, ce spectacle s’adressera au plus grand nombre. Le génie d’Orwell c’est de raconter des choses terribles à travers un conte, une fable accessible à tous. Ce n’est pas étonnant qu’un dessin animé magnifiquement réalisé fut tiré de ce roman.
1916.
A huit ans, Françoise a une révélation : quand elle sera grande, elle sera médecin d’éducation !
Personne ne la prend au sérieux. Surtout pas sa mère, effrayée par cette enfant à la pensée si libre. Mais Françoise n’est pas seule, son Bon Ange Gardien veille sur elle et la soutient tout au long des épreuves de son enfance.
Des épreuves que nous revivons avec eux, en remontant aux origines de la pensée de Françoise Dolto, et au gré de son regard d’enfant, à la fois si naïf et si clairvoyant..
« Michel Desnoyer est auteur, comédien et metteur en scène de théâtre à succès. Un soir, il rompt avec Ecaterina après une énième et violente dispute dont elle ne veut dévoiler la raison… Michel décide alors de faire de cette rupture son prochain sujet de comédie : il en sera l’interprète principal et la séduisante Françoise jouera le rôle de sa maîtresse. Mais quand le rideau se lève sur la pièce, que les domestiques jouent leur propre rôle et qu’Ecaterina interrompt le spectacle… on ne sait plus très bien où commence la fiction et où s’arrête la réalité ! »
De Guitry, on ne retient souvent que les portes et les gifles qui claquent, les trahisons amoureuses, les traitrises misogynes et les répliques assassines agrémentées de bulles de champagne. Mais ce n’est pas tout... Guitry, c’est surtout une langue, une langue vive et luxuriante, jonchée d’une multitude de signes derrière lesquels apparait une extrême connaissance du plateau : c’est un acteur qui écrit. Ou bien un auteur qui pratique le plateau et qui manie avec virtuosité les rythmes, les ruptures... le dialogue. « Toâ » est une malicieuse comédie où Sacha Guitry questionne à la fois son oeuvre et sa propre vie…
« J’ai même un ami noir. »
Le réveillon de Noël chez Odile et Dany, c’est comme chez vous : petits fours, champagne, famille, (vieux) amis, ceux qui préfèreraient être partout plutôt que là, ceux qui sont sincèrement contents de se retrouver, ceux qui viendront peut-être et ceux qui ne viendront plus. Mais le réveillon de Noël chez Odile et Dany, ce n’est pas tout à fait comme chez vous : une nouvelle venue aussi belle que mystérieuse et, surtout, une règle pour les cadeaux qui doivent être placés anonymement sous le sapin et piochés au hasard par les invités. Tout va sérieusement déraper quand un convive aura la «merveilleuse» idée d’y placer «Tintin au Congo». Les vieux dossiers de famille vont ressortir, et ce n’est pas la nouvelle venue qui va calmer les esprits ! Ça rit, ça grince, ce n’est ni une comédie ni un drame, c’est un spectacle qui ressemble avant tout à la vie, y compris lorsque l’amour finira par triompher d’une manière… inattendue.
En cet été 1791, Mozart prépare avec enthousiasme son opéra « La Flûte enchantée », qui prône les valeurs humanistes de la franc-maçonnerie. Le couple Mozart, insouciant et prodigue, est fort endetté, et un curieux émissaire propose à Wolfgang de composer, contre rémunération, une messe des morts qu’il ne devra pas signer de son nom. Mozart accepte et s’y attelle aussitôt, mais il est interrompu par une demande expresse de Léopold II, tout nouvel empereur d’Autriche, qui doit se faire couronner « roi des états de bohême » à Prague, le 6 septembre. Il lui est demandé de composer et diriger un opéra sur un livret de Métastase intitulé « La Clémence de Titus ». Bien que malade, Mozart réussit le tour de force de créer cet opéra en trois semaines. De retour à Vienne, très fatigué il met la dernière main à «La Flûte enchantée», dont il dirige la première le 30 septembre au théâtre « Auf der wieden ». C’est un immense succès, qui nécessite de rajouter de nombreuses dates de représentation. Revigoré par ce triomphe, Mozart a la force de terminer un concerto de clarinette pour son ami Stadler et de composer deux cantates pour l’inauguration du nouveau bâtiment de sa loge, avant de reprendre son Requiem. Il en compose la majeure partie et donne des instructions précises à son élève Süssmayer pour compléter son projet. Complètement épuisé, il meurt le 5 décembre 1791, à l’âge de 35 ans.
Wolfgang n’aura pas connu le nom du commanditaire.
Pour Shirley, une période de sa vie s’achève quand ses enfants prennent leur envol. Elle se sent bien seule juste avec son mari. Femme au foyer, complètement désœuvrée, prisonnière de ses journées monotones... sa vie se résume à ... pas grand-chose, et manque singulièrement de relief. Alors, elle analyse la situation et se confie au mur de sa cuisine. Eh́ oui, elle parle littéralement à son mur ! Beaucoup. C’est étrange... et comique, aussi.
Mais tout change sur un coup de fil. Une de ses amies a gagné un voyage en Grèce pour deux personnes... et si elles partaient ensemble ? Après quelques hésitations (parce que tout changement mérite réflexion), Shirley ouvre ses ailes et s’envole pour un ailleurs où la vie pourrait bien commencer !
Petit à petit, Shirley va s’émanciper du qu’en-dira-t-on, prendre le large, vivre sa propre vie et faire la découverte d’un sentiment nouveau : la confiance en soi. En laissant l’imprévu prendre le pas sur la banalité du quotidien, Shirley part à la découverte de la Grèce, et d’elle-même, cette inconnue.
C’est tendre, drôle, charmant, c’est doux, et la comédienne Marie Hélène Remacle est épatante ! Une pièce dont on ressort heureux. Il n’est jamais trop tard pour réaliser sa vie et transformer sa destinée.
Attention, la salle n’est plus accessible une fois le spectacle commencé. Comme toujours au Public, le resto du Public et l’Apparté sont ouverts du mardi au samedi (avant ou après spectacles) dès 19 heures. Le nombre de tables étant limité, il est recommandé de réserver au n° gratuit 0800.944.44.
Paris, 1668 - Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne
Marquise se prépare à jouer Andromaque de Racine, lorsque le lieutenant général de la police entre dans sa loge pour l’interroger, sur ordre du Roi...
Dès lors, cette enquête nous dévoile l’extraordinaire parcours de cette fille du peuple qui a fasciné les hommes les plus illustres de son temps : Molière, Corneille, Racine, La Fontaine, d’Artagnan ou encore Louis XIV ! Un texte savamment documenté, aux pointes d’humour et mots d’auteurs subtils entremêlant alexandrins et prose. Un témoignage qui nous entraîne de Pézenas à Rouen, ou encore du Louvre au Château de Vaux-le-Vicomte... Qui, mieux que Marquise pouvait répondre à cette question qui alimente toujours les discussions :
Corneille a-t-il écrit les pièces de Molière ?
Frédéri et Sébastien, jusqu’alors acrobates terriens, s’immergent dans un aquarium géant et inventent une nouvelle discipline de cirque inattendue : l’apnée. Se jeter à l’eau n’est plus une métaphore.
Se jouer de la gravité, retrouver les sensations de la vie foetale, tel est le pari de ces hommes poissons. Derrière la performance se niche la pensée d’un monde auquel il convient de ne pas céder car terriblement autodestructeur. L’apnée réclame un état de conscience où l’écoute de soi, de son environnement, des autres, prime. Dans la lenteur des mouvements, s’esquisse alors un retour aux sources.
Comédien·nes en chair et en os et marionnettes à taille humaine, une relecture piquante du mythe de Dracula. En adaptant au théâtre le roman de Bram Stoker dans une version révisée par l’écrivain islandais Valdimar Asmundsson, Yngvild Aspeli et son équipe de créateur.trice.s plongent dans ce sombre et immortel mythe en soulignant sa forte charge érotique. À travers l’interaction étroite des comédien·nes en chair et en os, et des marionnettes à taille humaine, ce spectacle inspiré du cinéma de Guy Maddin explore la nature humaine mais aussi les états limites, entre vie et mort, possession et liberté.
Cette relecture de la légende de Dracula est à la fois très physique et visuelle, peu bavarde et peu sanglante, mais subtile et suggestive. La version de la metteuse en scène norvégienne se veut sous le prisme des femmes et des victimes, redéfinissant une nouvelle perception du vampire.
Du grand théâtre visuel et de marionnettes aussi drôle et déjanté qu’effrayant et jubilatoire.
« Une seule chose est certaine : toute vérité n’est pas bonne à ne pas dire… À moins que ce ne soit l’inverse.”
Dans la rue, Alice a surpris le mari d’une de ses amies avec une autre femme et se trouve confrontée à ce dilemme entêtant : faut-il lui dire ce qu’elle a vu ? Paul, son mari, tente de la convaincre qu’elle doit absolument lui cacher la vérité. Il fait ainsi l’éloge du mensonge… Est-ce seulement pour défendre son ami ? Ou a-t-il lui aussi des choses à cacher ? À moins que ce ne soit elle qui avance masquée ? Le théâtre de Florian Zeller est une invitation au voyage en eaux troubles. Traversée par un doute fondamental et permanent, l’oeuvre déjà très riche de l’auteur, par-delà la variété de ses tonalités, de ses thèmes et de ses situations, opère une véritable dissolution de la vérité. C’est un théâtre qui se joue de nous et de nos certitudes, en particulier celles qui se nichent au plus profond de nos êtres et qui ont trait, de manière générale, au sentiment amoureux.
« Le Mensonge » joue avec toutes les armes de la comédie pour mieux nous égarer, avec une efficacité particulièrement désarmante.
Pour la première fois sur une scène de théâtre, un ancien officier de renseignements accepte de dévoiler les coulisses de son métier, ainsi que les secrets derrière l’intervention militaire française de 2011 en Libye.
Alexis Poulin est l’un des co-fondateurs du site d’information Le Monde Moderne. Il a mené une enquête sur les circonstances et les causes de la disparition du dictateur libyen Mouammar Kadhafi en octobre 2011. Dans ce cadre, il a fait la connaissance d’un témoin d’exception, qui a travaillé pendant près de dix ans pour la DGSE – le service de renseignement extérieur français. Et plutôt que de se confier dans un livre d’entretien, ou dans un documentaire filmé, il a accepté l’invitation d’Alexis Poulin et de Superamas à partager sur scène, avec le public, ce qu’il sait de cette affaire franco-libyenne.
Avec « L’homme qui tua Mouammar Kadhafi », Superamas et Alexis Poulin invitent le public à assister et à participer à cet entretien inédit, qui lève à la fois le voile sur une profession qui suscite de nombreux fantasmes, tout en révélant au grand jour les secrets les mieux gardés de la cinquième République française.
La presse :
« Au fil du récit, limpide, un scandale d’État prend corps dans les brouillards d’une guerre aux conséquences dévastatrices. Pour qu’un mensonge prenne, il doit contenir 95 % de vérité. L’espion nous manipule : c’est un as du jeu et de la mise en scène... » L’Humanité
Le père, c’est André (Roger Van Hool), 81 ans, veuf, élégant, bon vivant, un poil colérique, un poil désemparé. Pas du tout décidé à renoncer à son indépendance, il rechigne à vivre comme on lui demande de vivre, et à faire ce qu’on lui demande de faire. Sa fille, Anne (Patricia Ide) l’installe dans l’appartement qu’elle occupe avec son mari (David Leclercq). À moins que ce ne soit elle qui s’installe chez son père ?
Toujours est-il, qu’à croire André, tout disparait, sa montre et sa fille, les choses et les gens.
« Le Père » nous entraine dans le labyrinthe de relations familiales forcément complexes.
On se perd entre les réalités et les vérités du père et de sa fille. Entre ce que voit le père et ce que dit la fille. Et on se sent perdus, désarmés devant le spectacle du chaos mental de ce vieux monsieur qui perd les pédales.
L’effet de confusion est total. Et Roger Van Hool, dans le rôle de cet homme à la fois vulnérable et cruel, sensible et spirituel, trouve ici un personnage à sa mesure.
Une pièce élégante qui ne sauve ni ne condamne, qui raconte simplement que vieillir et continuer à s’aimer, prend parfois des chemins détournés.
Une histoire banale, faite de personnages singuliers. Des gens sensibles, intelligents, cruels, tendres, désemparés parfois, selon l’heure et l’endroit. Une histoire de famille (presque) comme la vôtre.
En désaccord avec la direction de l’Eglise Catholique, le Cardinal argentin Bergoglio, futur Pape François, demande en 2012 au pape Benoît XVI la permission de démissionner. Il compte prendre sa retraite tout en continuant à servir l’Eglise en tant que prêtre local.
Benoît XVI convoque alors son plus sévère critique et futur successeur à Rome, afin de lui révéler son intention de quitter ses fonctions. Derrière les murs du Vatican, les deux hommes confrontent leurs valeurs et visions du monde afin de trouver un terrain d’entente pour plus d’un milliard de fidèles. Un duel théologique passionnant, entre fiction et réalité.
Avec humour et poésie, Dimanche dépeint le portrait d’une humanité, en total décalage avec son époque, saisie par le chaos des dérèglements climatiques. Après leur immense succès public, et entre deux tournées internationales, les compagnies Focus et Chaliwaté s’offrent un second tour au Théâtre Les Tanneurs. Une famille s’apprête à passer un dimanche à la maison. Malgré la chaleur, les objets qui fondent, un vent à décorner les bœufs et le déluge qui fait rage, la vie suit son cours. Alors que tout se transforme et s’effondre, l’être humain déploie une surprenante inventivité pour tenter de préserver son quotidien… jusqu’à l’absurde. Au même moment, sur les routes parcourant le monde, une équipe de reporters animaliers préparent un documentaire témoignant de la vie des dernières espèces vivantes sur Terre. Fruit d’une écriture collective sans paroles, mêlant théâtre gestuel, théâtre d’objet, marionnette, jeu d’acteur et vidéo, Dimanche témoigne des cataclysmes en cours et à venir, et de l’apocalypse naissante.
De la comédie la plus folle au thriller le plus déroutant, la nouvelle pièce de Sébastien Thiéry surprend du début à la fin.
Jean et Elisabeth s’apprêtent à recevoir leur fille et son mari dans leur maison de campagne. Bénédicte et Matthieu, qui rentrent d’un voyage en Egypte, sont donc attendus pour le déjeuner... Mais le mari arrive seul.
Pourquoi sa femme n’est-elle pas avec lui ? Matthieu, qui a un comportement très étrange, est incapable d’expliquer l’absence de sa femme. Où est Bénédicte ? Qu’a-t-il à cacher ? Pourquoi cette famille, qui semblait aussi indestructible que la pyramide de Kheops, s’effondre-t-elle brutalement ?
Les grandes constructions, aussi solides soient elles, gardent quelques fois leur part de mystère...
Avec Ramsès II, Sébatien Thiéry convoque à nouveau avec un plaisir non dissimulé tous ses vieux démons, laissant le spectateur dans un malaise jouissif. On sait souvent comment les répliques commencent, mais on ne sait que rarement si elles finiront en un grand éclat de rire ou un effroi glaçant. Il se sert de la folie, non pas pour elle-même mais pour les réactions qu’elle peut engendrer, tout en gardant le plus important à l’esprit : faire rire !
Les Rois Vagabonds, clowns traditionnels ou nouveaux clowns ? Avant tout, « poètes en action » selon la belle formule d’Henry Miller.
Il y a elle, violoniste, perruque blanche, visage fardé, visage blanchi des nobles de la Cour. Et il y a lui, un peu voûté, la barbe hirsute, portant tuba et ballots de paille, comme s’il revenait des champs.
Musiciens, acrobates, mimes, ces deux vagabonds se jouent avec aisance des frontières entre les disciplines. Ce Concerto pour deux clowns qui frôle les 1.000 représentations et que tout oppose, fusionne grâce à une partition musicale et corporelle de haute volée. Mime, acrobaties, musique, quelques mots à peine. Les Rois Vagabonds parlent un langage universel. Qu’on soit vieux philosophe ou petit enfant, on est surpris, on s’émerveille, on rit, on est ému.
Un duo tout en poésie et en finesse. Un enchantement à découvrir.
Effie habite à Splott, un quartier de Cardiff -capitale du Pays de Galles-, miné par la fermeture des usines, le chômage et la précarité.
Effie, c’est le genre de fille qu’on évite de regarder dans les yeux quand on la croise dans la rue car on a l’impression qu’elle va nous exploser au visage. Effie, on croit la connaître, alors on la juge l’air de rien, mais on n’en connaît pas la moitié…
Tous les lundis, elle picole comme une sauvage, se came à fond et émerge au bout de trois jours d’une gueule de bois “pire que la mort” pour mieux recommencer. Un personnage de démesure, jusqu’au-boutiste et qu’on croirait sorti d’une tragédie grecque. Et puis, un soir, l’occasion lui est offerte d’être autre chose que ça…
La saison dernière, Georges Lini a signé la mise en scène de ce qui fut un incroyable succès de foule et d’estime. Un spectacle qui compte…
Les Rois Vagabonds, clowns traditionnels ou nouveaux clowns ? Avant tout, « poètes en action » selon la belle formule d’Henry Miller.
Il y a elle, violoniste, perruque blanche, visage fardé, visage blanchi des nobles de la Cour. Et il y a lui, un peu voûté, la barbe hirsute, portant tuba et ballots de paille, comme s’il revenait des champs.
Musiciens, acrobates, mimes, ces deux vagabonds se jouent avec aisance des frontières entre les disciplines. Ce Concerto pour deux clowns qui frôle les 1.000 représentations et que tout oppose, fusionne grâce à une partition musicale et corporelle de haute volée. Mime, acrobaties, musique, quelques mots à peine. Les Rois Vagabonds parlent un langage universel. Qu’on soit vieux philosophe ou petit enfant, on est surpris, on s’émerveille, on rit, on est ému.
Un duo tout en poésie et en finesse. Un enchantement à découvrir.
Seul en scène, Novecento vous emmène pour une splendide croisière. Il est pianiste. Sa maison c’est l’Océan. Né sur le bateau, il n’a jamais mis pied à terre. Terriblement doué et virtuose, naviguant sans répit sur l’Atlantique, Novecento passe sa vie à interpréter une musique sublime, dont l’écho se répand dans tous les ports, à travers le monde, jusqu’à cette provocation en duel... musical.
Pietro Pizzuti fait véritablement corps avec cette histoire étonnante et extraordinaire. Et c’est un enchantement aux métaphores vertigineuses, comme seule la musique peut l’être. Une histoire tellement belle qu’on aurait voulu, comme d’une chimère, qu’elle existe vraiment. 20 ans après, avec enfin l’âge du rôle… revoici Pizzuti dans une nouvelle version scénique et une nouvelle mise en scène, juste pour le bonheur. Laissez-vous mener en bateau. Baricco est un maitre, un auteur majeur. Pietro est un danseur, un conteur magicien singulier, un artiste complet, qui balance le corps et les phrases au gré de la houle et des notes. Bienvenue dans cette traversée unique. Embarquement imminent pour une autre dimension.
Seul en scène, Novecento vous emmène pour une splendide croisière. Il est pianiste. Sa maison c’est l’Océan. Né sur le bateau, il n’a jamais mis pied à terre. Terriblement doué et virtuose, naviguant sans répit sur l’Atlantique, Novecento passe sa vie à interpréter une musique sublime, dont l’écho se répand dans tous les ports, à travers le monde, jusqu’à cette provocation en duel... musical.
Pietro Pizzuti fait véritablement corps avec cette histoire étonnante et extraordinaire. Et c’est un enchantement aux métaphores vertigineuses, comme seule la musique peut l’être. Une histoire tellement belle qu’on aurait voulu, comme d’une chimère, qu’elle existe vraiment. 20 ans après, avec enfin l’âge du rôle… revoici Pizzuti dans une nouvelle version scénique et une nouvelle mise en scène, juste pour le bonheur. Laissez-vous mener en bateau. Baricco est un maitre, un auteur majeur. Pietro est un danseur, un conteur magicien singulier, un artiste complet, qui balance le corps et les phrases au gré de la houle et des notes. Bienvenue dans cette traversée unique. Embarquement imminent pour une autre dimension.
En 1961, à Jérusalem, Joseph Kessel, romancier et journaliste, écrit pour le journal France-Soir au fil des journées du procès d’Adolf Eichmann, l’organisateur de la solution finale.
Un spectacle pour que la mémoire ne disparaisse pas, pour que notre rationalité continue de s’interroger sur l’inimaginable, sur l’horreur absolue, et aussi, de façon presque plus terrible encore, sur « l’humanité » du mal.
Aucune reconstitution réaliste sur scène : le siège de Kessel, mais surtout la cage de verre dans laquelle « l’araignée Eichmann » se débat ou se terre.
Les faits sont regardés et décrits par un homme dont les origines rendent ce pan de l’histoire insupportablement proche, par un journaliste dont l’hypersensibilité les rend palpables, par un homme de lettres dont l’écriture est une tempête plus ou moins proche, plus ou moins sonore.
Kessel raconte les personnages et chaque spectateur peut alors entendre en creux son ressenti et ses interrogations sur chacun d’eux.
Arsène Lupin, héros de fiction créé par Maurice Leblanc, traverse toute la première moitié du 20ème siècle. Il est ce gentleman cambrioleur, usant les identités et les déguisements, pour venger les biens financiers mal acquis. De cambrioleur, il deviendra détective. Sportif, tout autant que charmeur, personnage mystérieux et bon vivant, sa célébrité est certaine encore au 21e siècle.
Volontairement, les auteurs ont placé l’intrigue au cœur des années 20, en France, entre la Normandie et Paris, époque à laquelle les mouvements féministes éclosent et où le personnage, déjà quarantenaire, aspire surtout au bonheur d’un foyer tranquille...
Mais Lupin reste Lupin ! Lancé à toute vitesse sur les traces du trésor des Rois de France, il se verra malgré lui divisé entre l’amour passion et l’amour raison, parcourra toutes les classes sociales, de la bonne bourgeoisie de province aux artistes cabarettistes des années folles, croisant par ailleurs la route d’une certaine Joséphine Baker...
Depuis quelques saisons déjà, Wolubilis vous présente des ballets et chorégraphes de prestige. Dirigé par Thierry Malandain, le Ballet de Biarritz, célèbre La Pastorale de Beethoven. Vingt-deux danseurs magnifient cet hymne à la nature, alternant duos, mouvements d’ensembles et autres combinaisons. Fidèle à « sa griffe», le chorégraphe module la danse classique en une gestuelle contemporaine exaltant la puissance, la virtuosité et la sensualité des danseurs. Superbe et envoûtant.
Thierry Malandain rend hommage à Ludwig van Beethoven dans une création qui associe la 6e symphonie, La Pastorale, la Cantate op. 112 et quelques motifs des Ruines d’Athènes. Deux créateurs qui ont une même capacité à concilier la tradition et la création à des idéaux humanistes qui transpirent dans chacune de leur oeuvre. Une rencontre inspirée entre la musique puissante et évocatrice de Beethoven et la danse terrienne et musicale de Malandain.
Une épopée basée sur une histoire vraie, mélangeant l’Histoire, la tragédie et la comédie.
1916, dans le désert d’Arabie en pleine Première Guerre Mondiale, T. E. Lawrence, jeune et brillant archéologue anglais, se révèle être un précieux atout pour l’armée britannique, qui l’enrôle au sein des services du renseignement. Rapidement promu capitaine, il devient un héros dans son pays, en même temps qu’un frère d’armes pour les tribus arabes.
Un spectacle abordant les thèmes de l’amitié, de la loyauté et de la trahison, dans un contexte géopolitique fascinant dont l’écho résonne encore très fortement aujourd’hui.

Cette pièce met en scène 2 acteurs de générations différentes, François Berléand et Max Boublil, pour rire avant tout et pour rendre hommage au théâtre, aux acteurs comme au public.
Qui observe qui ? Que se passe-t-il sur scène ? Dans les coulisses ? Dans la salle ?
Des superstitions, des règles, des rivalités, des anecdotes, des petits secrets… seront révélés et seront surtout des prétextes pour s’en amuser tous ensemble !
Cette expérience théâtrale devient un vrai moment de bonheur signé Laurent Ruquier.