Les spectacles de la saison 2020-2021
Une histoire fantastique sur les méandres de la famille et de ses secrets.
Une Famille extraordinaire : un père insubmersible, une mère protectrice. En leur sein, une fratrie qui fête et savoure chaque instant au rythme de scènes fantasmées de jeu de combat, rituels nostalgiques du passé glorieux de leur père.
Un jour, pourtant, un acte manqué à plus d’un titre brisera leur équilibre. Ils feront tout pour éviter l’inéluctable... voire le pire. C’est l’histoire de la famille Ortiz qui vit d’amour comme dans un rêve... jusqu’à ce que la réalité s’en mêle.
Pour écrire un conte, il faut un décor : une masure, une forêt bien dense, de la neige ; des personnages dans la masure : un homme et une femme. Il est bûcheron, elle n’a pas d’enfant. Voilà, le décor est planté. Ah non, pas tout à fait, il faut un élément porteur de malheur qui va démarrer le conte. Ici, c’est un train à travers la forêt. Un train de marchandises. Un jour, comme par miracle, une petite marchandise va tomber du train… et la pauvre bûcheronne va la ramasser. Mais pour tout cadeau du ciel, il y a un prix à payer, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce grand bois touffu, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui, oui, oui… la suite, quand vous viendrez.
Voici une bien poétique façon de raconter l’Histoire. Et de poésie, nous avons tant besoin. Jean-Claude Grumberg est un immense conteur ! Il livre ici l’un de ses plus beaux récits, d’une force et d’une densité sans égales, qui laissera une trace durable dans les mémoires. Grumberg à travers l’horreur et la folie meurtrière, la déportation, raconte l’amour d’une mère et d’un père, la force de sauver, la plus précieuse des marchandises.
Suzanne est une vielle dame adorable. Elle nous raconte son confinement vec humour, mélancolie, fantaisie, passant joyeusement d’un sujet à l’autre… Le plus souvent c’est Léon qui prend la parole en public, mais comme il est mort… enfin… est-ce qu’il est mort ??? Parce qu’elle mélange ses pinceaux et parfois n’en est plus sûre…
Un spectacle tout en confidences et en clin d’œil comme Marie-Paule Kumps sait les concocter. Une bouffée de bonne humeur et de tendresse, dont nous avons tous bien besoin.
Manchester, hiver 1952. Suite au cambriolage de son domicile, le professeur Turing porte plainte au commissariat. D’allure peu conventionnelle, il n’est d’abord pas pris au sérieux par le sergent Ross. Mais sa présence n’échappe pas aux Services Secrets. Et pour cause, Alan Turing est un homme détenant de nombreux secrets… De son incroyable acharnement pour briser l’« Enigma », à sa course irrépressible pour comprendre le « code » de la nature, nous découvrons un homme atypique et attachant, inventeur d’une « machine pensante », véritable genèse de l’intelligence artificielle et des ordinateurs…
À l’aube de sa mort, une mère décide de réunir les trois hommes de sa vie, son mari et ses deux fils, afin de les réconcilier. Mais entre paternalisme, aveuglement et désir d’émancipation, que reste-t-il de la famille lorsque le bal des rancœurs se met en place ? Ici, chacun va remettre en question l’héritage familial, celui que nous portons tous et dont on ne cesse de vouloir se débarrasser.
Les Témoins est un journal dont l’intégrité et le professionnalisme ne font pas débat. Mais le jour où un candidat d’extrême droite gagne la présidentielle, les journalistes de la rédaction sentent vite le vent tourner : ils deviennent l’ennemi à abattre. Les Témoins doivent alors se battre pour préserver leur éthique et leur détermination sans sombrer dans une guerre de tranchées contre le nouveau pouvoir. Catherine, la rédactrice en chef ajointe, tente de conserver l’unité de ses troupes, au bord de l’implosion, alors que la rédaction accumule les enquêtes explosives. Cyril découvre le projet d’action terroriste d’un groupuscule écologique. Hassan suspecte qu’un pays ami ait exécuté un agent français (mais sa source est faible et il craint de relancer les graves tensions entre les deux pays). Rebecca met à jour une gigantesque histoire d’espionnage industriel perpétré par un proche du nouveau président. Romain, lui, découvre un embryon de résistance armée qui envisage déjà un Coup d’Etat.
Le personnage de Paul, tel un double de Stephen King, est un écrivain à gros tirage. Il est à un tournant de sa vie, souhaitant changer de registre, de style, de propos et mettre un terme à l’interminable saga à laquelle il doit son succès. Pour cela, il vient de terminer un roman où il fait mourir son héroïne : Misery. Mais un accident de voiture le met à la merci d’Annie, une lectrice psychopathe qui l’admire plus que tout... Misery est moins une pièce du genre horrifique que la réplique amusée d’un auteur au fanatisme de ses lecteurs, usant à la fois de l’effroi et du rire vengeur. Les dialogues sont remarquablement orchestrés, sans temps mort.
L’adaptation extrait la substantifique moelle du roman, avec une touche d’humour bienvenue.
Un thriller psychologique haletant comme seul Stephen King sait en écrire…
Un cœur simple est au départ une nouvelle de Gustave Flaubert tirée du recueil Trois contes, qui retrace l’histoire d’une servante au 19e siècle, en Normandie, Félicité de son prénom... Isabelle Andréani l’a adapté pour le théâtre et l’incarne avec toute la force émotionnelle et lumineuse qu’on lui connait, Xavier Lemaire l’accompagne dans une mise en scène fluide et charnelle.
Une association magistrale de littérature et de théâtre.
Marcus Zingerman, est un puissant industriel. Il a fait fortune en développant une alternative au pétrole. Bingo ! La trouvaille dont tout le monde rêve. Hélas, ce biocarburant révolutionnaire a des effets pervers : il s’avère être la cause d’une épidémie mortelle. Bien qu’il clame son innocence, Zingerman est condamné à perpétuité. En prison, il reçoit la visite de Lisa Morin. Célèbre journaliste d’investigation, elle l’a choisi, comme sujet de son émission TV. Et nous allons assister à une fascinante partie d’échecs, truffée de mensonges, de confessions et de manipulations. Zingerman se bat pour l’honneur et la liberté, Lisa Morin pour la vérité et la gloire. Tous les deux se mesurent et marquent des points. Selon elle, tout le condamne. Selon lui, il est victime d’une sombre cabale. Qui a raison ? Qui a tort ? Ce sera sans pitié. Quel est le poids de la Vérité une fois semée la graine de la rumeur ? La propagation d’un virus, la pandémie, la manipulation des informations… À notre époque de buzz, hoax et fake news en tous genres, qui se répandent comme des traînées de poudre sur les réseaux sociaux et dans les médias, ce thriller haletant à l’humour féroce, dépeint le mécanisme pervers de la rumeur et son pouvoir destructeur. Choisissons bien nos mots… ils créent le monde.
Attention, la salle n’est plus accessible une fois le spectacle commencé. Comme toujours au Public, le resto du Public et l’Apparté sont ouverts du mardi au samedi (avant ou après spectacles) dès 19 heures. Le nombre de tables étant limité, il est recommandé de réserver au n° gratuit 0800.944.44.
La vie est déjà compliquée quand on a un maître… mais alors deux ! Pour Arlequin, petit homme analphabète, pauvre et affamé, servir deux maîtres à la fois est un défi à relever. Y’a pas à dire, ça rapporte plus. Et quand on a faim, on compte ses sous. Pour réussir le pari de servir deux aristocrates en goguette, l’ingénu autant qu’ingénieux valet, s’invente un clone, bouleverse les amours de ses maîtres, vole, virevolte, reçoit double ration de coups de bâton, d’insultes et… triomphe à la fin. Vingt ans déjà que Le Public avait créé Arlequin, valet de deux maîtres avec le Théâtre de l’Éveil. Ça avait tellement plu, que cette saison, ils remettent le couvert. Mais pour jouer Arlequin, fallait un Arlequin ! Luca Franceschi, le metteur en scène, découvre Othmane Moumen, l’acteur de talent, et c’est parti. Ils s’emparent de la plus célèbre œuvre du Vénitien Goldoni et rendront un hommage virtuose à la commedia dell’arte, qui, en son temps, a transformé le jeu d’acteur. Mais feront aussi, ni plus ni moins, une déclaration d’amour au théâtre et… aux spectateurs.
Cette comédie romantique par les auteurs à succès du Le Prénom et Un dîner d’adieu, servie par deux acteurs séduisants et plein de talent, nous permettra de revenir au Théâtre de la Valette à Ittre que nous avions déserté depuis des années. Lucie, auteur à succès, est en panne d’écriture. Méfiante, toujours pressée, un peu peste, elle a toujours écrit sur ses malheurs et a perdu l’inspiration le jour où elle a trouvé le bonheur. Qui pourra enfin lui rendre ses malheurs ? Heureusement, la vie est mal faite. Son nouveau voisin du dessous, Thomas va bouleverser son regard sur la vie. Il est veuf, humain, équilibré et affreusement sympathique et à des années lumières de l’univers bien cadré de Lucie. Suite à un dégât des eaux, ( la baignoire de Lucie débordant dans l’appartement de Thomas) ils entrent en contact. Les rebondissements s’enchaînent, les dialogues fusent aussi hilarants que percutants. Séduction, attraction, rejet, colère, indifférence, tout y passe.
Le jeune et orgueilleux Ouroz participe au tournoi le plus important d’Afghanistan, le Bouzkachi du Roi. C’est un sport très violent pour des cavaliers où tous les coups sont permis. Mais Ouroz échoue, tombe de son cheval et se brise la jambe. Il doit à présent retourner dans sa province lointaine pour faire face à son père, le grand Toursène, qui fut champion de ce jeu cruel et porte la fierté et la gloire d’une famille qui n’a jamais failli dans les grandes épreuves.
Ainsi commence pour Ouroz un long et périlleux voyage initiatique. Il est accompagné de son fidèle serviteur, Mokkhi et de Jehol, son magnifique cheval fou. Ils vont rencontrer des êtres plus incroyables les uns que les autres et vont traverser des lieux d’une rudesse extrême. Éric Bouvron, fasciné par ce roman d’aventures sur les steppes afghanes, a eu envie d’adapter pour le théâtre le chef d’œuvre de Joseph Kessel. « On entend le vent et le galop infernal de chevaux. On entend les voix mélodieuses des sources transparentes. On prend du sable dans les yeux, on a peur, on s’exalte. » - Le Figaro «Une mise en scène créative à la fois inventive et superbement suggérée, un univers sonore totalement hallucinant et envoûtant, le jeu magistral des comédiens. C’est passionant, terrifiant et incroyablement réussi.» - Le Vaucluse
Avec humour et poésie, Dimanche dépeint le portrait d’une humanité, en total décalage avec son époque, saisie par le chaos des dérèglements climatiques. Après leur immense succès public, et entre deux tournées internationales, les compagnies Focus et Chaliwaté s’offrent un second tour au Théâtre Les Tanneurs. Une famille s’apprête à passer un dimanche à la maison. Malgré la chaleur, les objets qui fondent, un vent à décorner les bœufs et le déluge qui fait rage, la vie suit son cours. Alors que tout se transforme et s’effondre, l’être humain déploie une surprenante inventivité pour tenter de préserver son quotidien… jusqu’à l’absurde. Au même moment, sur les routes parcourant le monde, une équipe de reporters animaliers préparent un documentaire témoignant de la vie des dernières espèces vivantes sur Terre. Fruit d’une écriture collective sans paroles, mêlant théâtre gestuel, théâtre d’objet, marionnette, jeu d’acteur et vidéo, Dimanche témoigne des cataclysmes en cours et à venir, et de l’apocalypse naissante.
Jacqueline Bir, « la Bir » ! Rien que son nom est la marque d’une grande comédienne de la scène belge qui a défendu plus de 200 rôles. Afin de saluer publiquement sa magnifique carrière, son complice Alain Leempoel réunit autour d’elle une équipe « sur mesure » et lui offre un rôle à la hauteur de son talent : celui de Miss Sheperd, incarné à l’écran par une autre grande dame, Maggie Smith, dans le film The Lady in the Van. Une occasion de vous présenter, en exclusivité à Bruxelles, une première création dont Wolubilis est coproducteur.
Londres, début des années 70, le dramaturge Alan Bennett s’installe à Camden Town et voit débarque une vieille dame en guenilles qui semble habiter dans sa camionnette. Elle lui demande si elle peut garer son « van » devant sa maison pour quelques semaines… Cela va durer quinze ans.
Et c’est une histoire vraie. Des années pendant lesquelles l’écrivain tente de percer le mystère de cette femme, autoritaire et capricieuse, qui n’épargne rien ni personne. Dans le monde de Miss Sheperd, la musique est une souffrance, la Vierge Marie, un secours, et la persécution des bonnes âmes charitables, un hobby ! Néanmoins attachante, elle devient une figure du quartier. Entre disputes, extravagances et situations drolatiques, « La dame à la camionnette » croque avec humanité et humour, les travers de la société britannique contemporaine… et la nôtre ?
Entraînée par son ami avec lequel elle vient de se disputer, Patricia arrive furieuse à un dîner « entre amis » où elle ne connaît personne. Comme elle ne dit pas un mot, on la prend pour une étrangère. Elle entretient alors le quiproquo et fait voler la soirée en éclats...
Venise sous la neige est une comédie dynamique et savoureuse tournant autour d’un énorme malentendu. On se prend très vite au jeu en observant ces 2 couples si différents, dont l’un d’eux pourrait sortir tout droit du fameux Dîner de cons.
Entre déchirures amoureuses et déclarations de mariage, les rôles vont s’inverser et la soirée va accumuler les catastrophes hilarantes pour notre plus grand plaisir.
Tirée du recueil Les Messieurs de Bruxelles, cette nouvelle développe le mystère des sentiments inavoués. Souvent, l’architecture d’une vie est composée de passions invisibles, qui ne se diront jamais, que personne ne devinera, inaccessibles parfois même à celui qui les éprouve. A travers un suspense subtil, l'auteur nous parle ici de l'amour entre l'homme et l'animal, amour pur, sans calcul ni bassesse. Un petit bourg du Hainaut. Samuel Heymann, l’ancien médecin du village, un demi-siècle de pratique, quatre-vingts ans, vient de se donner la mort. Cinq jours après celle, accidentelle, de son chien, Argos. Au café Pétrelle, les discussions sur les motivations de son acte vont bon train, chacun s’interroge. L’homme, toujours accompagné de son chien, un beauceron, ne se confiait pas. Il était le silence. Sa propre fille, Miranda, ignore tout de lui, sauf que son père et Argos étaient indissociablement liés.
Une lettre confiée à son ami écrivain, celle écrite, pour sa fille, durant les cinq derniers jours précédant sa mort, prend la forme de cet ailleurs. Et là, le mutisme s'évanouit, la lumière des mots éclaire le passé.
Izzeldin Abuelaish est palestinien, né à Gaza. A force de ténacité, il réussit à devenir médecin, spécialisé en gynécologie obstétrique. Il est un spécialiste mondial de l’infertilité. Il donne la vie…Il est aussi le premier médecin palestinien à exercer en Israël. Il a subi à ce titre toutes les tracasseries et humiliations au passage des fameux “check-points” entre les deux pays. Malgré tout, il tente de construire des ponts entre Israéliens et Palestiniens.
Puis il y a l’opération Plomb Durci. Un tank tire deux obus sur sa maison, tuant trois de ses filles et une de ses nièces, et blessant grièvement plusieurs autres de ses enfants.
Fou de douleur.
Pourtant, Izzeldin écrit son livre, I shall not hate (je ne haïrai pas). L’histoire de sa vie, et sa foi en l’avenir, le dialogue et la paix. Son livre est aujourd’hui traduit en 25 langues. Le recevoir sur le plateau du Poche et faire un spectacle de son témoignage -avec Deborah Rouach est un immense honneur. Lui, dont plusieurs parlementaires belges soutiennent la candidature au prix Nobel de la paix.
L’histoire d’Izzeldin nous incite à la réflexion. Celle de ce petit enfant de Gaza devenu docteur qui donne la vie. Qui perd l’essentiel, mais qui refuse la haine. Et qui promeut le dialogue, la culture, l’éducation pour combattre le repli, la peur.
Nous sommes le 16 avril 2019. Les gargouilles qui viennent d’échapper à l’incendie nous plongent soudain dans le roman de Victor Hugo. A travers leur témoignages, nous revivons le drame et l’histoire. Elles nous font voyager dans le temps, nous entrainent du 15ème siècle au chantier de la cathédrale mené par Viollet-le-duc en 1865, tout en connectant avec aujourd’hui.
5 acteurs et 4 incroyables marionnettes vont nous faire revivre les grands moments de ce chef-d’œuvre. Vous y retrouverez les personnages mythiques de Hugo: Esmeralda, Quasimodo, Frollo... Suite à une brève présentation après deux semaines de répétitions, le directeur du magnifique théâtre Tristan Bernard à Paris avait décidé de programmer le spectacle à partir du 7 mars 2020…
C’’est sa voix qui vous happe. Sa voix que l’on retient, comme un sortilège antique, irrésistible, sirène des temps modernes. Et quand, avec un sérieux déconcertant, elle affirme « je chante depuis que je parle », on comprend que pour elle, chanter est la chose la plus naturelle au monde.
En 2010, celle qui se fait encore appeler L., signe avec le label Tôt ou Tard, et poursuit l’élaboration de son premier album. Initiale voit le jour en avril 2011, réalisé par Babx. C’est l’engouement : Prix Barbara, prix Félix Leclerc de la chanson, finaliste du prix Constantin, nomination « artiste révélation » aux Victoires de la musique 2012, et disque d’or. Tout le monde reconnaît là un auteur compositeur comme on n’en avait plus vu depuis longtemps.
Dans mon cœur à moi, elle est une langue maternelle, un spectre bienveillant qui rôde.(…) Et même quand je cherchais à m’éloigner d’elle, finalement, je suivais peut- être encore davantage sa voie, sa religion, son héritage, en sachant mieux ce que je ne voulais pas, et finalement, je lui étais fidèle. (…) C’est mon chemin, avec elle, depuis l’enfance, et qui m’amène là, que je voudrais raconter à travers ce spectacle.
De la comédie la plus folle au thriller le plus déroutant, la nouvelle pièce de Sébastien Thiéry (Momo, Deux hommes tous nus, ...) surprend du début à la fin. Jean et Elisabeth s’apprêtent à recevoir leur fille et son mari dans leur maison de campagne. Bénédicte et Matthieu, qui rentrent d’un voyage en Egypte, sont donc attendus pour le déjeuner... Mais le mari arrive seul. Pourquoi sa femme n’est-elle pas avec lui ? Matthieu, qui a un comportement très étrange, est incapable d’expliquer l’absence de sa femme. Où est Bénédicte ? Qu’a-t-il à cacher ? Pourquoi cette famille, qui semblait aussi indestructible que la pyramide de Kheops, s’effondre-t-elle brutalement ?
Les grandes constructions, aussi solides soient elles, gardent quelques fois leur part de mystère... Avec Ramsès II, Sébatien Thiéry convoque à nouveau avec un plaisir non dissimulé tous ses vieux démons, laissant le spectateur dans un malaise jouissif. On sait souvent comment les répliques commencent, mais on ne sait que rarement si elles finiront en un grand éclat de rire ou un effroi glaçant. Il se sert de la folie, non pas pour elle-même mais pour les réactions qu’elle peut engendrer, tout en gardant le plus important à l’esprit : faire rire !
Au sommet de leur art les acrobates aspirent au grand envol : se défaire de toute gravité et, comme ces nuées d’étourneaux au vol à la fois spontané et coordonné, entrer dans un ballet aérien si bien réglé et si dense qu’il en éclipse un instant le soleil.
Composant et décomposant des figures en métamorphose incessante, Möbius tisse un monde flottant où chaque émergence individuelle retourne au flux d’une danse continue, chaque membre du groupe réagissant de façon simultanée comme s’ils ne formaient qu’un seul être : un être vaste et libre comme la vie même. Les corps paraissent pris dans un jeu de dominos géant. La précision des figures acrobatiques est ici une obligation, même si elle n’entrave jamais la poésie du résultat. On pense au ruban de Möbius, belle métaphore pour un spectacle où le mouvement est « en perpétuelle invention ». Dans cette aventure, les 19 circassiens du plus haut niveau sont accompagnés par le chorégraphe de talent Rachid Ouramdane qui apporte sa touche ciselée, avec, notamment, un bouleversant hommage au fameux « saut dans le vide » du peintre Yves Klein. Möbius est à leur image, infiniment beau.
Orphelin, le Chevalier de la Barre, est élevé par sa cousine Anne, Abbesse de Willancourt. D’une beauté éclatante et à l’esprit ouvert aux nouvelles philosophies, elle s’occupe de lui comme une mère. François est intelligent, cultivé et séduit par les pensées de Voltaire, Diderot, Rousseau, … Il est aussi secrètement amoureux de sa cousine.
Un jour de pluie, il omet d’ôter pas son chapeau lors d’une procession religieuse. Accusé de blasphème et d’impiétés, il conteste ce sacrilège et revendique son intérêt pour les philosophes jugés licencieux. Mais le clergé utilise ce prétexte pour en faire un exemple contre les mécréants, il sera lourdement condamné malgré tous les efforts de sa cousine, pourtant femme d’Église.
L’histoire tragique du chevalier est l’un des plus grands procès du XVIIIe siècle. Il deviendra le symbole de la lutte contre toutes les intolérances religieuses et aura une statue à Montmartre. Écrite dans la foulée des attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan, l’auteur de La Colère du Tigre confie à la Comédie Volter la création mondiale de sa pièce. Un texte fort sur l’intolérance religieuse, tout aussi valable dans n’importe quelle religion monothéiste et à toute époque…
Depuis quelque saisons déjà, Wolubilis nous présente des ballets et chorégraphes de prestige. Dirigé par Thierry Malandain, le Ballet de Biarritz, célèbre La Pastorale de Beethoven. Vingt-deux danseurs magnifient cet hymne à la nature, alternant duos, mouvements d’ensembles et autres combinaisons. Fidèle à « sa griffe », le chorégraphe module la danse classique en une gestuelle contemporaine exaltant la puissance, la virtuosité et la sensualité des danseurs. Superbe et envoûtant. A l’occasion des 250 ans de la naissance de Ludwig van Beethoven et à l’invitation de l’Opéra de Bonn – ville natale du compositeur – Thierry Malandain rend hommage au compositeur dans une création qui associe la 6e symphonie La Pastorale, la Cantate op. 112 et quelques motifs des Ruines d’Athènes. Deux créateurs qui ont une même capacité à concilier tradition et création à des idéaux humanistes qui transpirent dans chacune de leur œuvre. Un rencontre inspirante.
Un spectacle événement, Prix Maeterlinck de la Critique 2019 du meilleur spectacle et de la meilleure actrice.
En paroles, en corps, en images, en chansons, c’est à une passionnante enquête que se livre Myriam Saduis. A partir de l’amour puissant puis de la rupture violente entre une mère italienne et un père tunisien, ce spectacle bouleversant ouvre sur la grande histoire et nous plonge dans les enjeux de la colonisation française en Afrique du Nord.
Partant du plus intime, Myriam Saduis tisse avec une constante justesse de ton un spectacle bouleversant. LE MONDE
Final Cut n’est pas un témoignage, c’est une poétique de résilience et d’émancipation.
JEUNE AFRIQUE
Un solo (accompagné) au bord du gouffre. Un grand moment de théâtre. RTBF
Une intensité électrique LE SOIR
Après Dans la peau de Cyrano, la nouvelle création de Nicolas Devort.
Icare, musicien et chanteur talentueux rencontre vite le succès. Mais le chemin de la réussite se craquelle et au fur et à mesure de son ascension, ses démons le rattrapent.
Comment garder les pieds sur terre lorsque l’on est porté aux nues ? La valse d’Icare, ou l’épopée d’une vie en trois mouvements.
Dans ce conte musical sensible, drôle et tragique, une galerie de personnages haute en couleur prend vie sous nos yeux à travers le corps et la voix de l’acteur, et porté par l’imaginaire du spectateur.
Après « Dans la peau de Cyrano », le nouveau seul en scène de Nicolas Devort.
A 78 ans, Monsieur Henri vit seul dans son appartement parisien, ce qui inquiète son fils, Paul. Si le septuagénaire, particulièrement bougon, refuse catégoriquement tout placement en maison de retraite, il finit par accepter de louer une chambre de son appartement à une étudiante. Constance, 21 ans, emménage chez lui. C’est une jolie demoiselle pleine de fraîcheur et d’enthousiasme, aux faibles moyens, en plein échec dans ses études, qui cherche encore sa voie. Loin de tomber sous le charme, Henri va se servir de Constance pour créer un véritable chaos familial dont il était loin d’avoir prévu toutes les conséquences… Une comédie décapante sur les ingérences familiales, les hérédités lourdes à assumer et la difficulté de concilier les grands rêves d’une vie avec les petits arrangements quotidiens… Une pièce drôle, touchante et originale qui fera rire toutes les générations.
Sensible et pleine d’esprit, cette pièce qui retrace la destinée de Marie Caillaud - petite paysanne berrichonne engagée au service de George Sand - nous a comblé jusqu’à la dernière minute. Enchainant les succès, du Festival Off d’Avignon à Paris, cette histoire d’émancipation se suit avec gourmandise et offre un rôle à la mesure du talent de Béatrice Agenin. Lorsque, à onze ans, Marie Caillaud entre à Nohant au service de George Sand, elle ne sait pas encore qu’on l’appellera « Marie des Poules », la servante qui va chercher les œufs au poulailler. Elle ne sait pas non plus qu’elle y apprendra à lire, à écrire, à jouer la comédie et à interpréter 35 pièces écrites par George Sand. Elle sait encore moins qu’elle éprouvera les souffrances d’un amour pour Maurice, le fils de George, qui entretiendra avec elle une liaison pendant plusieurs années. Quelle sera l’attitude de George Sand ? De Maurice ? Les conventions sociales briseront-elles les espérances de Marie ? Quel sera le destin de Marie des Poules ?
Le cardinal de Richelieu n’a jamais aimé la reine de France. Il la soupçonne d’infidélité envers Louis XIII et surtout d’entretenir des liens secrets avec l’Espagne, son pays natal. Au cours d’une opération de surveillance, il va découvrir le terrible secret qu’elle dissimule depuis des années. Une course poursuite s’engage alors entre les mousquetaires, les gueux de la cour des miracles et les gardes du cardinal pour mettre la main sur une pièce à conviction qui pourrait faire basculer la royauté. Le danger est omniprésent et la génétique héréditaire menacée ! Derrière les masques, les capes et les épées, les identités vacillent. Les héros ne sont pas toujours ceux qu’on croyait... « Cette nouvelle création puise dans l’imaginaire populaire: on retrouve les personnages un peu triviaux de Dumas, quelques références à Victor Hugo ainsi qu’à la saga culte d’Angélique créée par Borderie. Ainsi, nous sommes en terrain connu : nulle image nouvelle à expliquer, nulle précision historique à développer. Cela offre au scénario une liberté d’invention et une pléthore de ressorts comiques, qui viennent enrichir cet univers d’une actualité tout à fait sérieuse. Ici, l’art dramatique dédramatise. N’est-ce pas là le propre de la grande comédie : parler de choses sérieuses d’une manière humoristique ?» - Demandez le programme.be
incarné Passepartout, Chaplin, Scapin, Fantômas, le dieu Hermès, il se glissera dans la peau d’Arsène Lupin, le fameux gentleman cambrioleur et grand séducteur. L’intrigue est placée au cœur des années 20 en France, entre la Normandie et Paris époque à laquelle les mouvements féministes éclosent et ou Lupin, déjà quarantenaire, aspire surtout au bonheur d’un foyer tranquille. Bien décidé à prendre sa retraite, Lupin va se retrouver malgré lui entraîné dans une course poursuite et une chasse au trésor, en pleines années folles, croisant par ailleurs la route d’une certaine Joséphine Baker…
La comédie sera le maître mot! Les scènes s’enchaîneront sans temps mort pour nous faire aimer la vertu et le stupre, le mal et la bonté. Ça courra, ça se vengera, ça rira, ça aimera et surtout ça nous amusera !
Boris n’a rien trouvé de mieux que d’emmener sa maitresse dans un restaurant recommandé par sa femme. Ils se disputent et en faisant marche arrière, il renverse Yvonne, la belle-mère de la meilleure amie de sa femme (vous me suivez ?). En partant d’une situation anecdotique, se déroule le fil d’une tragi-comédie de la catastrophe. Faire « bonne figure » est le dernier rempart, mais très vite les émotions l’emportent sur la bienséance, et la soirée tourne au carnage.
Yasmina Reza prend un malin plaisir à faire tomber les masques et personne ne sortira indemne d’un jeu social et amoureux à la cruauté ordinaire.
Boris n’a rien trouvé de mieux que d’emmener sa maitresse dans un restaurant recommandé par sa femme. Ils se disputent et en faisant marche arrière, il renverse Yvonne, la belle-mère de la meilleure amie de sa femme (vous me suivez ?). En partant d’une situation anecdotique, se déroule le fil d’une tragi-comédie de la catastrophe. Faire « bonne figure » est le dernier rempart, mais très vite les émotions l’emportent sur la bienséance, et la soirée tourne au carnage.
Yasmina Reza prend un malin plaisir à faire tomber les masques et personne ne sortira indemne d’un jeu social et amoureux à la cruauté ordinaire.
Toumaï signifie «Espoir de vie» en langue gorane parlée au Sahara Central. Ce mot est parfois attribué aux nouveau-nés pendant la saison où la survie est la plus risquée. Il est aussi le nom donné à un primate dont on a retrouvé le crâne fossilisé et qui serait le chaînon manquant entre la lignée humaine et le singe …
Vrai ou faux ? Chacun voit Toumaï à sa porte… mais l’existence de cet « espoir de vie » qui symbolise le lien de l’humanité avec l’ensemble du vivant, a de quoi inspirer triplement Thierry Smits.
Entre une planète en ruines et meurtrie qui crie au secours, et la nécessité pour la sauver d’une « troisième révolution » – comme l’a appelée Fred Vargas –, il offre trois visions à la fois plastiques, sonores, incarnées et radicales qui sont autant de chemins de traverses vers une mutation. Vision 03, Le container n’est plus que morceaux dispersés qui dessinent au sol les lignes d’un nouvel archipel. Une variété de couleurs apparaît, une diversité d’horizons s’ouvre, un condensé d’espoirs naît. Dans ce nouvel écrin où tout peut s’inventer, la musicalité du son, les jeux de lumières, les corps des danseurs s’harmonisent fluidement autour de nouveaux rapports à l’eau. Cet élément devient la source d’une joie vitale et d’une unité entre les choses.
Toumaï. Espoir de vie…
Les hommes souffrent aussi. Ils ont des peurs irraisonnées. Des complexes, des poils qui piquent. Des traumatismes.
Les hommes ne veulent pas forcément être des hommes.
Ils ne sont pas forcément forts, ne doivent pas l’être. Envoyés à la guerre depuis la nuit des temps, ils sont aussi victimes de maltraitance, d’abus, d’humiliation. Eux aussi se font violer. Et c’est pas forcément le pied. Et si c’était ça aussi le féminisme ? Donner l’espace aux hommes de briser l’icône stylisée du puissant protecteur avec des gros testicules.
Un spectacle où la danse et le mouvement l’emportent sur la narration. Un spectacle qui se déroulera comme un bal, une techno party, un concert de rock, une fête de village endiablée.
Blood Brothers, c’est avant tout l’histoire d’une mère, Madame Johnstone. Mère de cinq enfants qu’elle élève seule, elle se retrouve enceinte de jumeaux.
Elle n’a d’autre choix que d’en céder un à la femme fortunée chez qui elle travaille. Un pacte est scellé entre les deux femmes : les enfants ne pourront jamais connaître la vérité de leur séparation. Nous allons suivre la jeunesse de ces deux garçons.
Le hasard réunit Mickey et Edward à 7 ans dans un bois où ils jouent aux cow-boys et aux indiens. Découvrant qu’ils sont nés le même jour, ils décident de devenir plus qu’amis, ils seront frères de sang. Ce sera leur secret rien qu’à eux. Linda deviendra leur meilleure copine partageant leur insouciance enfantine. Cet inséparable trio fait les 400 coups car tout est possible quand on a 7 ans.
Quand on a 14 ans, il faut apprendre à danser et Linda commence à faire rêver. A 15 ans, on soigne son look. A 16 ans, on fume sa première cigarette. A 17 ans, on refait le monde jusqu’à minuit. A 18 ans, on est jeune, on est libre, l’amitié est une valeur sûre et Linda est toujours là. Edward rentrera à l’université et Mickey choisira d’aller travailler… et d’épouser Linda.
Les deux-frères de sang sont liés à vie et ne sont jamais séparés bien longtemps. Mais à 25 ans, qu’est devenu le rêve de notre trio ?

Cette pièce met en scène 2 acteurs de générations différentes, François Berléand et Max Boublil, pour rire avant tout et pour rendre hommage au théâtre, aux acteurs comme au public.
Qui observe qui ? Que se passe-t-il sur scène ? Dans les coulisses ? Dans la salle ?
Des superstitions, des règles, des rivalités, des anecdotes, des petits secrets… seront révélés et seront surtout des prétextes pour s’en amuser tous ensemble !
Cette expérience théâtrale devient un vrai moment de bonheur signé Laurent Ruquier.