22. Respire

De Geneviève Damas

Seul en scène - Reprise - Succès

Mardi 12, mercredi 13, vendredi 15 et samedi 16 janvier 2027 à 18h45

Ce seul-en-scène de et avec Geneviève Damas aborde, avec humour et tendresse, la question de l’argent et de l’autonomie des femmes. Au départ de son histoire familiale, la comédienne tente de comprendre comment une incapacité quotidienne – dépenser son argent – révèle les traces de la grande Histoire dans les destinées humaines.

« Respire raconte comment nos vies sont tissées d’autres vies.
Comment mon rapport à l’argent est directement lié à la manière dont la famille de ma mère a traversé la guerre.
Respire est un texte tragi-comique qui transforme ma mère en héroïne d’une résistance sourde et tenace ; où mon père fait office de sauveur malgré lui.
Une petite histoire fracassée par la grande.
À la fois ridicule et étrangement belle
Qui dit que ce qui a été impacte ce qui est
Où la mort n’est pas aussi définitive que ce qu’on imagine.
Il y a mon grand-père qui amasse
Ma grand-mère sans dot
L’oncle mort sur le front de l’Yser
L’arrière-grand-père qui fuit en Angleterre
Le cousin qui se mêle de ce qui ne le regarde pas
Et des femmes qui thésaurisent
Qui comptent
Les poings serrés pour que rien ne leur file entre les doigts. »

Comment l’argent structure-t-il une famille ? Une femme interroge son rapport à la richesse et à l’héritage. De quoi est-on riche ? De ce que l’on offre ou de ce que l’on reçoit ? De ce qui sonne et qui trébuche ? Ou de ce qui est impalpable, l’héritage culturel, intellectuel, voire génétique ?

Respire appartient au registre de l’intime, du secret, et affirme un rapport de proximité avec le public. En interlocuteur privilégié, celui-ci entre dans les pensées et les souvenirs de la narratrice, par l’intermédiaire de ses mots, des diapositives familiales et des bribes de musiques. Au travers d’une histoire singulière, un fragment de l’histoire de la Belgique au 20ème siècle se révèle et touche tout·e un·e chacun·e. À la fois histoire vraie, confession, fumisterie et théâtre, l’autofiction se déploie, soutenue par la création musicale originale et enveloppante du compositeur Fabian Fiorini. Un spectacle en forme d’hommage, un devoir de réparation envers ses pairs.

Crédit Photos : © Hubert Amiel


Théâtre les Tanneurs
Rue des Tanneurs 75-77 1000 Bruxelles
Bus 27, 48 (Place du Jeu de Balle), 30, 33, 95 (Grand Sablon) / Tram 3, 4, 31, 32, 33, 51, 82, 83 (Lemonnier), 92, 93, 97 (Louise) / Métro 2 et 6 (Porte de Hal), 1 et 5 (Gare Centrale). Parkings : Parking gratuit sur la place du Jeu de Balle à partir de 17h / Parking payant et couvert Poelaert avec accès par l’ascenseur.

Prix Plurithéâtre : 16 €
Durée du spectacle : 1h15

Ecriture et interprétation : Geneviève Damas Regard extérieur : Vincent Hennebicq Création musicale : Fabian Fiorini -Création lumières : Jérôme Dejean Direction technique : Mathieu Bastyns Assistanat : Mathilde Audoynaud Création sonore : Antoinette Collard Costume :  Émilie Jonet